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Le Gai Savoir Interactif - Page 35

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    L'éducation et la recherche réduites à enchaîner les grèves pour se faire entendre ?

    Ces derniers temps, l'actualité de l'éducation nationale est remplie de manifestations, de grèves sans donner l'impression en retour que ces dernières fassent réellement avancer les choses du côté du gouvernement. Pourtant la mobilisation ne faiblit pas voire est de plus en plus importante. Petit point sur une situation qui ne semble pas s'arranger.

     

    La politique de Nicolas Sarkozy remise en cause

    Malgré les récentes manifestations et les derniers discours du Président de la République, les fédérations de l'Education ont fixé un nouveau rendez-vous dans la rue car elles considèrent que les réponses de Nicolas Sarkozy ne sont pas suffisantes.

    Ce qui est remis en cause c'est notamment la suppression de postes dans l'éducation concernant les enseignements scolaires et dans le supérieur ainsi qu'à Jeunesse et Sports ainsi que la politique concernant l'Université et la Recherche ainsi que les moyens qu'il entend consacrer à l'éducation.

     

    Des suppressions de postes au secours du pouvoir d'achat...

    Le ministre de l'Education Xavier Darcos justifie la suppression de postes d'enseignants ou plutôt le fait qu'un enseignant sur deux partant à la retraite ne soit pas remplacé, par un nombre moins important d'élèves. Pour lui c'est également donner la possibilité aux enseignants de faire des heures supplémentaires afin d'augmenter leur pouvoir d'achat. Le risque étant qu'un enseignant doive partager son temps entre plusieurs établissements.

    Je vous propose de visionner la vidéo suivante où Xavier Darcos, invité de l'association Dauphine Discussion Débat explique sa politique et en quoi le raisonnement qui vient d'être évoqué est erroné.

     

     

    Sarkozy pour ou contre la recherche ?

    Concernant la politique autour de la recherche, le budget consacré, les résultats obtenus, ... il semblerait qu'il y ait également un décalage entre la réalité évoquée par le président dans son discours sur la recherche et l'innovation du 22 janvier 2009 et les chiffres. Pour lui, cette  dernière semble plutôt négative alors que la réalité constatée au quotidien par de nombreux organismes et scientifiques est plutôt positive au vue des moyens dont la recherche dispose en comparaison d'autres pays.

    Je vous propose également de visionner cette petite vidéo très bien faîte qui présente d'un côté les arguments du Président de la République et de l'autre ceux des chercheurs.

    Qu'attendent réellement les manifestants ?

    Sans doute d'être plus écoutés et de faire valoir la force du nombre et de la démocratie en montrant qu'ils ne sont pas du même avis que le Président. Est-ce que les prochains rendez-vous des 11 et 29 mars permettront pour autant de mieux faire entendre la voix du monde de la recherche et de l'enseignement ? Rien n'est moins sûr.

     

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    Faismesdevoirs.com ferme avant même d'avoir réellement existé !

     

    faismesdevoirs logo.gifCette semaine, un site Internet a fait des vagues dans le monde de l'éducation. Faismesdevoirs.com avec le slogan « Tu n'y arrives pas..., nous sommes là ! » a crée la polémique en ouvrant son site jeudi dernier qui permettait aux élèves de commander en ligne les corrigés de leurs devoirs contre quelques euros. Cette polémique n'aura pas fait long feu ou plutôt aura été plus forte que le site qui a fermé ce week-end. Petit rappel des évènements et du concept de ce site Internet qui en a fait réagir plus d'un !

     

     

    Un concept bien rodé et parti pour durer

    Depuis quelques semaines, quelques articles mentionnaient la mise en place d'un site pas comme les autres dans le milieu scolaire « Faismesdevoirs.com ».  Que propose t-il exactement ? Tout simplement de faire à la place de l'élève un devoir moyennant quelques euros le tout dans un délai garanti de quelques jours. Une fois le devoir reçu, l'élève a la possibilité de noter celui qui a travaillé pour lui et valorise ainsi les correcteurs.

    Et tout a été pensé ! Pour être sûr que le paiement ne pose pas de problème à l'élève qui souhaite soumettre un devoir, plusieurs moyens de paiements sont proposés : le classique paiement en ligne via la carte bleue mais également des paiements qui apparaissent sur la facture de téléphone ou encore la possibilité d'acheter des cartes dont les unités sont utilisables sur le site.

    Avec un business plan longuement réfléchi et un concept qui pour certains dépasse la ligne blanche et crée le buzz, toutes les conditions sont donc réunies pour attirer les futurs clients sur le site et faire de ce dernier un succès. Mais quand le simple buzz devient une polémique dont même s'empare le monde politique, le risque est de se faire dépasser par la situation et de ne plus rien maîtriser...

     

    Pour ou contre ?

    Pour ? On ne peut pas dire qu'il y ait eu un grand enthousiasme autour de ce site. Les seuls à être vraiment contents ont été certains élèves qui se sont notamment exprimés sur la page facebook de faismesdevoirs.com Mais tous ne sont pas des tricheurs ! A noter que certains ont noté que ce n'est pas en recopiant bêtement ce que le correcteur a suggéré que le problème serait pour autant résolu. Pour certains, ce serait juste en quelque sorte des sortes d'annales informatisées.

    Contre ? Pour beaucoup dont les enseignants, c'est une façon de promouvoir la « triche » et donc un site totalement immoral et qui n'a aucune éthique. Pourtant personne ne semble se faire d'illusions. Pour beaucoup, ce n'est finalement qu'une façon plus efficace de tricher. En quelque sorte un nouvel outil mis à disposition après le classique copier coller ou msn...

    En dehors de ce côté bien ou mal, le site accentue encore la différence existante entre les différentes classes sociales. Ainsi, seuls les plus riches seraient en mesure d'avoir de bonnes notes puisqu'ils seraient les seuls à pouvoir payer régulièrement pour avoir des devoirs à rendre de bonne qualité...

     

    Une présence écourtée sur la toile pour cause de buzz

    Le buzz c'est bien pour se faire connaître mais quand même le ministre de l'éducation indique que pour lui le site n'est pas une bonne chose, exister devient plus compliqué ! Xavier Darcos a en effet déclaré « je considère que le rôle de l'Education nationale c'est d'offrir gratuitement à tous des services, y compris des services de corrections de copies, je souhaite que ce ne soit pas par les revenus des parents que se fassent l'échec ou la réussite scolaire ».

    Malgré de nombreux avis négatifs sur le site, ce dernier ouvre jeudi 5 mars mais voilà le buzz a généré des visites importantes sur le site. Impossible de s'y connecter pour voir de plus près à quoi il ressemble. Dans l'après midi, le site indique qu'il ferme jusqu'à lundi (voir ci-dessous) suite à l'affluence et assure que tous les devoirs soumis seront corrigés dans les temps. Mais dès vendredi, un nouveau message sur le site indique que ce dernier  ferme définitivement, le site se révélant être à l'opposé des valeurs que ce dernier souhaite mettre en avant. C'est donc, sauf nouvel épisode, la fin de faismesdevoirs.com

     

    S'il y a bien une chose sur laquelle nous serons tous d'accord c'est que « les nouvelles technologies doivent servir à nous améliorer et non à nous assister ».

     

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    Un livre sur l'école qui fait polémique !

    L'école et son double vient de paraître aux éditions Hermann et il crée la polémique dès sa sortie ! Son auteur, Nathalie Bulle, y propose un essai sur l'évolution pédagogique en France qui fait débat auprès des enseignants.

    L'enjeu pédagogique au coeur de la réflexion sur l'enseignement

    ecole et son double.gifL'auteur explique dans ce livre d'où provient - à son avis - la crise que connaît actuellement l'enseignement en France. Elle propose également des pistes pour sortir de cette dernière. Nathalie Bulle pose la question suivante "pourquoi le processus de démocratisation des systèmes éducatifs occidentaux a t-il justifié un recours de plus en plus important à la pensée pédagogique dite moderne et un discrédit progressif de l'enseignement des disciplines de leurs méthodes et de leurs contenus ?" Pour elle, la solution serait de retourner à un enseignement plus traditionnel au lieu de tenter de "professionnaliser" la formation des enseignants.

    Vous pouvez retrouver un entretien où elle présente son ouvrage et comment ce dernier s'inscrit dans ses recherches. bulle.pdf

    Nathalie Bulle est chercheuse au CNRS dans le Groupe d'Etude des Méthodes de l'Analyse Sociologique. Ses recherches portent sur trois sujets principaux :

    - l'évolution pédagogique en France et aux Etats-Unis

    - les méthodes mathématiques appliquées à l'analyse comparée de l'inégalité des chances

    - l'épistémologie des sciences sociales et plus particulièrement sur la modélisation de l'action humaine.

    Auteur de nombreux ouvrages et articles, vous pouvez retrouvez plus d'informations sur son site en cliquant ici.

    Une école qui va dans le mur ?

    Son dernier article, paru le 26 février dans Libération a suscité de nombreuses réactions. Intitulé "La phobie de l'échec scolaire", Nathalie Bulle y défend l'idée que les réformes en cours ne vont pas aider les professeurs mais juste faire baisser la qualité générale de l'enseignement. Pour elle, l'enseignement finlandais qui est souvent pris comme exemple via l'enquête Pisa, ne représente pas la réalité. Nathalie Bulle estime que "l'enquête se limite à ce que l'OCDE juge essentiel pour la vie ordinaire de tout citoyen" et indique qu'au contraire les professeurs finlandais "s'alarment de la chute du niveau des étudiants".

    Si cet ouvrage et ce dernier article suscite la polémique, c'est que pour beaucoup, les arguments mis sur la table n'en sont pas réellement. Il semblerait que l'enquête PISA n'est pas été prise en compte dans son ensemble lors de sa critique par Nathalie Bulle. De plus, l'enseignement des années 50 ne semble pas une réponse aux problèmes que rencontre les professeurs aujourd'hui puisque les réformes qui ont eu lieu au cours des derniers années ont eu pour unique but d'améliorer la qualité de l'enseignement apportée par les enseignements.

    Qu'en pensez-vous ?