29.08.2008
Et si la rentrée était écolo ?
Le développement durable est une préoccupation qui touche de plus en plus de monde. Alors qu'au départ la notion d'écologie semblait être réservée à une classe sociale élevée notamment par rapport au coût que cela supposé, aujourd'hui tout le monde peut y participer et ça n'est pas forcément plus cher. C'est ce que découvre de nombreux élèves qui préparent leur rentrée.
La rentrée, le moment des achats pour les écoliers
La rentrée est un moment clé pour l'achat des fournitures scolaires et les grandes surfaces ont déjà remplacé les produits de l'été comme la crème solaire par des cahiers, stylos... tout ce qui faut à nos élèves pour être fin prêt lorsque la sonnerie de l'école retentira au mois de septembre. Aujourd'hui la différence viendra de la présence de plus en plus importante des produits écologiques dans les rayons : en acheter c'est un moyen de mesurer l'impact des fournitures scolaires sur notre environnement. Et cela ne coûte pas forcément plus cher !
Quelles sont les règles à respecter pour être écolo ?
Le portail écolo ConsoGlobe donne quelques règles à respecter pour avoir l'esprit écolo et surtout pour que cela se traduise dans les gestes :
- Eviter les tissus toxiques pour la nature, qui se décompose mal comme les matières synthétiques, plastiques qui sont souvent les plus utilisées dans les produits "mode" des marques. La préférence de la planète va vers les matières naturelles comme le chanvre, le coton,... A défaut d'être totalement dans le vent, les matières naturelles permettent d'avoir des produits originaux
- Il n'y a pas que la conception des produits qui peut être néfaste pour l'environnement. Il faut également prendre en compte leur transport. Et tout au long de l'année, c'est le moyen de transport utilisé par l'élève pour faire le trajet qui le menera à l'école qui fera aussi la différence. Pour être écolo, il faut plutôt privilégier le co-voiturage ou les transports en communs moins gourmand en énergie.
- Les produits achetés doivent au maximum alliés qualité et caractère recyclable, rechargeables. Et les produits ne manquent pas colles sans solvants, cahiers et classeurs en papier recyclés, stylos rechargeables ou crayons en bois sans teintures, vernis...
- Une indication pour savoir si un produit est écolo ou pas : c'est l'emballage. Lorsque les produits sont sous blister c'est souvent qu'ils ne respectent pas l'environnement qui de son côté préfère le moins d'emballage possible.
- Enfin pour être totalement écolo à chaque instant, un autre poste important est l'alimentation avec notamment le goûter où les mêmes conseils s'appliquent.
Panarama de la rentrée écolo
Aujourd'hui, la plupart des produits dont les écoliers ont besoin ont une version écolo. Qui sont-ils ? Le site ConsoGlobe permet une première réponse et nous fait découvrir des cartables et sacs en chanvre, cahiers en papier recyclé, trousse en cuir tanné naturellement, crayons en bois, crayons de couleur en écorce, les agrafeuses qui n'ont plus besoin d'agraphes...
Vous pouvez retrouvez toute la boutique des fournitures écolo sur le site de Conso Globe, en cliquant ici.
Voici également un reportage de TéléMatin sur France 2 qui présente tout ce qui se fait comme produits écolos.
10:54 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rentrée, écolo, cartable, fourniture scolaire, élève, classe
19.08.2008
Pour une plus grande utilisation des NTIC dans l'enseignement
Renaissance Numérique est une association qui agit sur le thème de la fracture numérique. Crée en novembre 2005, elle réunit des experts engagés qui sont des dirigeants d'entreprises et des universitaires. L'objectif de l'association est double : il vise à la fois à réfléchir à ce qu'il est possible de faire pour réduire la fracture numérique et également à mettre en place des mesures concrètes pour voir se développer le numérique en France. Si Renaissance Numérique à une visée économique, elle revendique également une visée citoyenne en développant des actions qu'elle souhaite bénéfiques pour tous les français.
Des actions ciblées pour faire avancer le numérique en France
L'association a notamment adresse une lettre au Président Nicolas Sarkozy au début de son mandat en pour lui proposer des axes très concrets permettant de réduire la fracture numérique qui est importante. En effet, la France n'est que le 19ème pays à être connecté derrière la Lettonie avec seulement 50 % de personnes à bénéficier d'un accès à Internet. De même l'âge du parc informatique dans nos écoles est de 7 ans. C'est sur ces constats que Renaissance Numérique propose des mesures pour faire bouger les choses.
Sa dernière action est notamment de proposer dans un premier rapport, une réflexion autour de 12 mesures pour permettre de réduire de façon concrète cette fracture numérique. Ce projet a été appelé 'L'initiative de la France Numérique.com" et s'inspire du dernier Grenelle de l'Environnement. Il s'agit de proposer à terme 12 mesures concrètes pour réduire la fracture numérique et qui seront remises au Premier Ministre ainsi qu'au Secrétaire d'État au développement économique Luc Besson avant le 31 juillet 2008. Et l'une de ses propositions concernent directement l'enseignement et les NTIC.
Comment ont été préparée ces propositions et de quoi parlent-elles ?
Les axes de réflexion ont été menées sur 6 sujets différents afin de couvrir l'ensemble du numérique. Chaque sujet a été étudié par un groupe de travail
- "Équiper et former les foyers défavorisées (le reconditionnement d'ordinateurs)
- Diffuser l'Internet très haut débit dans les zones rurales
- Former et accompagner les seniors dans l'usage des NTIC
- Mieux intégrer la formation aux NTIC dans l'enseignement scolaire
- Développer l'équipement et les usages dans les TPE / PME
- Rendre le web accessible aux personnes handicapées".
Et si l'alarme concernant l'importance de la fracture numérique a été lancée par Renaissance Numérique, c'est un appel à contribution générale qui a été fait pour la rédaction d'un rapport stratégique sur les actions à mener. En effet, les 6 groupes de travail ont mis en ligne le résultat d'un premier travail, encourageant les internautes à venir l'enrichir de leur propre réflexion. L'association compte beaucoup sur la participation des internautes et ainsi l'esprit de citoyenneté des français.
Vous pouvez retrouver le détail du projet en cliquant ici.
Fracture numérique et enseignement : quelles propositions ?
Aujourd'hui, le marché des TICE proposant du contenu aux enseignants pour leurs cours, n'est encore que peu développé. C'est un domaine encore fragile qui a besoin d'aides financières pour encourager les entreprises à s'y investir totalement notamment en ce qui concerne la recherche.
Pour "mieux intégrer la formation aux NTIC dans l'enseignement scolaire", voici les deux mesures qui ont été proposées.
- "Inciter les enseignants à mieux utiliser les Technologies de l'Information et de la Communication pour l'Education (TICE) : former et évaluer."
Aujourd'hui les professeurs utilisent les NTIC de façon courante mais peu ont intégré les TICE dans leurs cours alors qu'ils peuvent être un véritable soutien. Pour encourager leur utilisation, ce sont des formations qui vont être proposés aux enseignants ce qui permettrait de cette façon d'apporter également un bénéfice réel aux élèves. Cette formation se fait dans le cursus de l'IUFM où elle est actuellement proposée. Il s'agit ici, d'augmenter le temps imparti à cette formation afin d'être sûr que nos prochains enseignants maîtriseront totalement les TICE pour une utilisation au quotidien. Pour valider ces acquis, une évaluation pourrait être mis en place.
Pour que cette formation TICE fasse par la suite partie intégrante du processus d'enseignement auprès des élèves, Renaissance Numérique recommande également de mettre en ligne un important contenu TICE. C'est également des portails dédiés aux partages des connaissances et expériences qui sont recommandés.
- "Faire en sorte que des moyens financiers plus importants soient mis en oeuvre pour financer la recherche dans les Technologie et de la Communication pour l'Education (TICE) et sensibiliser les entreprises à l'existence de telles potentialités."
Peu d'entreprises s'intéresse dans leurs recherches aux TICE. Pour y remédier une publication d'appel d'offres sur les TICE de la part du gouvernement parait indispensable pour "donner l'impulsion de départ". Il s'agit de sensibiliser fortement les entreprises pour ensuite encourager l'usage des TICE par des aides pour les enseignants, par exemple, qui peuvent être proposées pour ceux qui souhaitent intégrer ce type de ressources à leurs cours.
Pour consulter ce premier rapport, cliquez ici
Préparation d'un rapport final pour fin 2008
Dans le but de finaliser le rapport, deux journées de tables rondes seront également organisées en novembre 2008 qui prendront en compte à la fois l'avis des professionnels du numérique mais également les conclusions des 6 groupes de travail et toutes les réflexions amenées par les internautes. Ces deux journées de table ronde visent à proposer à terme une synthèse de ce qu'il est possible de faire de suite pour réduire concrètement la fracture numérique.
08:04 Publié dans Pédagogie, Politique, Prospectives, Technologie interactive, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : renaissance numérique, fracture numérique, ntic, école, interactivité, enseignement
04.08.2008
Du numérique pour alléger les cartables
C'est maintenant que pour beaucoup on prépare la rentrée de septembre 2008. D'où de nouvelles déclarations du gouvernement qui veut ainsi démontrer que le sujet de l'Éducation Nationale est toujours d'actualité et que la rentrée est synonyme de nouveaux projets à mettre en place. Si un des sujets abordés par le gouvernement a été le prix du cartable, la FCPE (Première Fédération des Parents d'Élevés) rappelle que cela ne suffit pas et qu'il faut également penser au poids de ce dernier que les enfants transportent tous les jours.
Quel poids dans le cartable ?
Avec les années, on a vu considérablement s'alourdir le poids du cartable. Fini l'époque où on pouvait partir avec 2 livres et 2 cahiers sous le bras à la façon de la petite maison de prairie. Au fur et à mesure que l'enseignement s'est développé, ce sont les outils qui se sont également diversifiés pour offrir plus de richesse aux élèves. Aujourd'hui, les élèves ont un livre voire deux par matière et le manuel est devenu un outil pédagogique efficace et privilégié par le professeur. Seulement voilà, il est recommandé pour éviter les problèmes de dos, qu'un élève ne porte que 10% de son poids, quota bien souvent dépassé... Mais quelles sont les solutions pour alléger ce problème ?
Des solutions pour des cartables légers
Depuis plusieurs années de nombreuses solutions. Une des premières recommandations qui a été faite est sûrement de proposer aux élèves à l'image des États-Unis, des casiers, leur permettant de ne prendre que ce dont ils ont réellement besoin et du coup pendant la journée de porter un poids minimum. Peu d'écoles ont choisi cette solution jusqu'à présent.
Une autre solution a été de proposer que les manuels scolaires soit doublés au moment de l'achat : un des manuels resterait ainsi dans les locaux de l'école et n'est sorti qu'au moment de son utilisation en classe par le professeur. L'autre manuel resterait chez l'élève pour les révisions, les exercices,... Le problème soulevé par cette solution est le coût d'une telle pratique : l'investissement dans les ouvrages doubles pour un temps d'utilisation qui lui ne change pas ce qui n'est pas assez rentable du point de vue de l'Education Nationale alors que les demandes de fonds sont également soulevées pour d'autres outils d'enseignement en dehors des manuels scolaires. De plus, aujourd'hui une telle pratique ne serait pas en phase avec les préoccupations de développement durable.
La dernière solution dont on entend parler en ce moment est celle du livre numérique. Il s'agit en quelque sorte de la modernisation de la proposition précédente : chaque élève possède son manuel papier mais ce dernier est accompagné du version numérique qu'il peut visionner sur son poste ou sur un poste de l'école. Le professeur quand a lui a également une version numérique qu'il peut projeter au moment du cours ce qui permet à l'élèvede laisser son manuel papier chez lui... et donc d'alléger considérablement son cartable.
Qui propose des manuels numériques ?
De nombreux éditeurs proposent aujourd'hui ce type de manuel qui devrait donc envahir peu à peu les cartables des élèves. On peut notamment citer les éditions Hachette Éducation qui proposent aujourd'hui ce type de manuel avec leur Editions Belin, Didier, Hachette, Hachette Éducation, Magnard, Hatier... Les matières concernées sont le français, les mathématiques, l'Histoire, la Géographie, les Sciences... Bref toutes les matières généralistes sont couvertes.
Afin de créer une vitrine de cette offre, visible pour tous, un site à été crée : Le Kiosque Numérique des Savoirsqui est aujourd'hui le portail des savoirs numériques interactifs. Les professeurs peuvent ainsi commander directement en ligne.
Le site permet également de tester les différents contenus pour se faire sa propre idée. Si l'établissement est déjà client du Kiosque Numérique, il lui suffit de rentrer son identifiant. Dans le cas contraire, il faut remplir un formulaire en précisant de quel établissement l"on dépend et certifier sur l'honneur d'être bien professeur. Ceci n'étant pas mon cas, je n'ai pas pu consulter l'exemplaire numérique représentatif du catalogue.
Une autre façon de se faire une petite idée sur ce qu'est un manuel numérique est le pdf proposé sur le site qui permet de se rendre compte du dispositif ainsi que des tarifs que cela implique. Afin de s'approcher au plus près des besoins des élèves et enseignants, le kiosque propose plusieurs formules : individuelle, classe ou établissement et une formule spécial téléchargement. Vous pouvez consulter ce pdf en cliquant ici.
Que pensez-vous de cette solution ? Si des professeurs ont pu tester les versions numériques ou si ils travaillent déjà avec, c'est avec plaisir que je vous invite à laisser vos commentaires.
10:12 Publié dans Pédagogie, Politique, Technologie interactive | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cartable, livre, numérique, site internet, éducation, interactivité, savoirs
26.05.2008
Une palme d'or française attendue depuis 21 ans !!
Le cinéma français revient enfin sur les plus hautes marches de Cannes avec le film Entre les murs de Laurent Canet qui a reçu la palme d'or : 21 ans qu'on attendait ça ! Que du bonheur !
Si ce film a été accepté dans les tous derniers pour faire parti de la compétition, la 61 édition du Festival de Cannes présidée par Sean Penn ne s'y est pas trompée ! Le dernier film français a être distingué avait été celui de Maurice Pialat intitulé Sous le soleil de Satan en 1987.
Tout d'abord, petite présentation de ce film de 2h10 qui sera dans les salles dès le 15 octobre 2008. Réalisé par Laurent Canet, Entre les murs est l'adaptation du livre du même nom écrit par François Bégaudeau qui par ailleurs est l'acteur principal de ce film. De quoi ça parle ? Du quotidien d'un professeur de français et d'une classe de 4ème, de la diversité de la France, de la langue français, de notre façon d'apprendre, de ce qu'est l'école dans la vie de tous les jours et non pas de comment elle pourrait être dans le meilleur des mondes !
Pourquoi ce film français a été primé ? Sans doute pour sa fraîcheur, son réalisme alors que rappelons-le, ce n'est pas un documentaire mais bien une fiction. Pour des scènes filmées avec grand art et beaucoup de fluidité, pour l'enthousiasme de ses acteurs. En bref, un film qui nous ressemble.
L'interview de François Bégaudeau réalisé par 20 minutes, nous fait découvrir les coulisses de ce film. Entre les murs n'est pas juste un titre mais bien une façon de concevoir le film. Ce titre définit le périmètre de travail dans lequel les acteurs et le réalisateur se sont livrés : une salle de classe dans un établissement du 20ème arrondissement de Paris. Un lieu dont le film ne sort pas mais où la salle de cours devient une véritable aire de jeu pour les élèves et le professeur, un lieu où une joute de langage est engagée. D'après François Bégaudeau, le nerf de la guerre a bien été l'oralité mais pas seulement celle du prof, celle aussi des élèves à qui on donne la parole sans condition. Cette oralité a été à la fois un "outil et le sujet du film".
La fraîcheur du film vient également de la façon dont Laurent Cantet et François Bégaudeau ont travaillé et constitué leur classe. Au départ, 50 élèves étaient présents sur cet atelier cinéma et susceptibles de jouer dans ce film. A la fin du "casting", même si ça n'en est pas vraiment un, 25 élèves étaient toujours là : les 6 mois d'atelier qui ont permis de tisser des liens forts entre les acteurs ont sélectionné les plus persévérants, les plus enthousiastes. Il faut également rappeler que François Bégaudeau, qui joue le professeur de français l'a été "pour de vrai" et nous transmet ainsi une véritable expérience de son ancien quotidien d'enseignant : la touche de véracité en plus !
Autre élément important qui donne toute la spontanéité à ce film, c'est la façon dont on été construites les scènes. Si chaque scène avait un but précis, aucun script n'a été appris par coeur par les élèves. Ce sont des scènes très balisées mais où l'impromptu était susceptible de s'inviter à chaque instant et qui met ce film à part.
Voici, pour vous faire votre propre idée, sur ce qui nous attend le 15 octobre 2008 sur nos écrans, les premières images de ce film salué par les professionnels. Le sera t-il également par les spectateurs ? C'est à vous de juger
Pour retrouver toutes les extraits disponibles sur ce film, cliquer ici
12:53 Publié dans 7e art, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinema, entre les murs, élèves, professeur, apprentissage, cannes, 2008
19.05.2008
Réformes et éducation : à quand la réconciliation ?
Le gouvernement Sarkozy est celui des réformes et l'éducation n'y échappe pas ! Après avoir réussi à conclure un accord avec les étudiants, c'est les enseignants qui viennent demander des comptes au ministre chargé de l'Education, Xavier Darcos, sur un programme jugé inadéquat et inquiétant pour l'avenir des élèves et des professeurs.
Et si le ministre entend faire passer ses réformes sans céder, il invite néanmoins les syndicats par une lettre qui devrait leur parvenir dès aujourd'hui à faire le point sur leurs attentes et sur les réformes à venir. D'après ses déclarations lors de l'émission Le Grand Rendez-Vous du 18 mai 2008, cette réunion portera sur "la réforme du lycée, la réforme du métier d'enseignant et l'amélioration des carrières".
Cette invitation intervient juste après les manifestations des enseignants dont la dernière qui date de ce week-end a réunit plus de trente-cinq mille personnes à Paris au lieu des dix mille prévues initialement par les organisateurs. Si cette toute dernière manifestation a eu autant de succès, c'est suite à l'intervention du Président de la République qui a annoncé avant la fin de l'année un service minimum obligatoire dans les écoles et surtout l'obligation pour les professeurs grévisites de se déclarer 48 heures avant la manifestation ce qui a fait bondir bon nombre de personnes et relancée une forte mobilisation.
Même si tout le monde espère que la réunion de travail prévue avec le Ministre de l'Education permettra cette fois d'entamer une vraie concertation sur ces réformes, le monde de l'éducation maintient néanmoins la pression sur le Ministre avec la programmation de nouvelles manifestations dès le week-end prochain. Face à un ministre qui se déclare prêt continuer son programme sans rien lâcher et sans craindre les répercussions sur les périodes d'examens de fin d'année, les manifestants sont bien décidés à faire entendre leurs voix et à montrer leur ténacité.
Quels sont les points qui fâchent ? Si tout le monde s'accorde sur le fait que l'éducation nationale doit être repensée pour donner une vraie chance à tous les élèves, les acteurs du monde de l'éducation penseraient plutôt que les éléments suivants proposés ne vont que renforcer les problèmes actuellement rencontrés :
- Les suppressions de poste qui augmentent d'année en année : pour la rentrée 2008 c'est 11 400 suppressions de poste qui sont annoncés et on parle déjà de 20 000 autres suppressions l'année suivante. Un chiffre qui choque car il met en cause une qualité d'enseignement au sein même de la relation prof-élève.
- "Travailler plus pour gagner plus" toucherait aussi la profession avec la possibilité de faire des heures supplémentaires et du soutien scolaire. On peut se demander ce qu'il se passerait si les professeurs ne sont pas disposés à en faire. Le soutien aux élèves tomberait-il à l'eau ?
- Face aux vives réactions suscitées par les deux premiers points qui viennent d'être évoqués, aucune indication réelle n'a encore été donné concernant les conditions de travail pour l'amélioration des carrières.
- A ceci, il faut ajouter les déclarations du Président sur le service minimum et la déclaration des grévistes 48 heures avant la manifestation qui ont renforcé les revendications des manifestants.
- La réforme sur les organismes de la recherche est également critiquée car leur dissolution entraîne une vente à la découpe.
Si les manifestations dénoncent une politique qui pourrait faire de l'éducation nationale une éducation au rabais, on peut se demander par quoi passerait la nouvelle éducation des prochains élèves. Ce qui est sûr, c'est que les nouvelles technologies devraient permettre de proposer des outils aux enseignants pour suivre de façon plus personnalisée et intuitive leurs élèves mais elles devraient aussi révolutionner à terme la façon d'apprendre en misant notamment sur l'interactivité.
Qui sait si dans quelques années, nous n'aimerions pas retourner sur les bancs de la (nouvelle) école ?
12:08 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : éducation, réforme, enseignants, nouvelles technologies, revendications, gouvernement, xavier darcos


