09.10.2009

les mérites d'Hadopi

Hadopi, acronyme "Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet" a donc été instaurée par la loi et verra le jour (au plus tard) le 1 novembre 2009.

J'adore ce genre de loi ! Sans mentir, en voilà une qui aura suscité la polémique : histoire pleine de rebondissements, animant tous les échelons du système politique, aiguillonant le citoyen, l'incitant à prendre part a un débat dont, pour une fois, il n'est pas très difficile de comprendre les tenants et aboutissants. Tout le monde peut avoir une opinion ! Personnellement, ma lâcheté m'empêche de me déclarer dans un sens ou dans l'autre. Je suis en revanche très curieux de voir ce qu'il en adviendra pratiquement : aura-t-elle des conséquences sur le téléchargement de musiques et de films ? Il faut dire que j'ai très jeune été un pirate qui honteusement copiait des disquettes (5'1/4) de jeu vidéo. Pirate, ça fait chic. On peut dire voleur aussi, mais c'est moins chic. Le pirate, c'est le copain qui vous refile le dernier logiciel de traitement de photo à 500 € que-c-est-une-honte-de-le-proposer-à-ce-tarif-là, le voleur, c'est celui qui vous a piqué votre vélo tout neuf à 500 €, peut-être même n'a-t-il pas ses papiers.

Ce qui m'intéresse le plus avec Hadopi, c'est ce qu'elle révèle de la nature humaine, de notre morale. La plupart d'entre nous ne volerait jamais à l'étalage, pourtant dans mon entourage, peu sont ceux qui rechignent à télécharger illégalement de la musique ou à copier des vidéos. Evidemment, la raison en est simple : à la Fnac, peu de chance qu'on échappe au vigile. En revanche chez soi sur son ordi, ni vu ni connu. Cela vous paraît évident ? Demandez donc au gens pourquoi ils ne volent pas en magasin et puorquoi ils se permettent de voler sur Internet. Je mets ma main à couper que 9 fois sur 10, ils repondront qu'ils sont trop honnêtes pour voler dans un magasin ("il faut rémunérer le commerçant", "le (petit) producteur"), et que télécharger de la musique n'est pas du vol. Même si ce dernier point sera un peu plus long à développer ... "c'est pas du vol parce que cela devrait être gratuit." "Les Majors se font une marge éhontée sur le prix des disques" "les artistes sont assez riches comme cela" ... Franchement, je dirais plutôt que nous avons tous une morale flexible, qui s'adapte très bien au contexte. Faites l'expérience, même si vous avez un peu honte au début de télécharger (et ce n'est pas toujours le cas), vous apprivoiserez très facilement votre conscience !

Par pitié, soyons honnêtes avec nous mêmes !

Pour en revenir à Hadopi, j'ai écrit que je n'exprimais pas d'opinion quant à sa légitimité. Pour ce qui est d'un pronostic sur son succès, je me lance : ça ne marchera pas ! Parce que tout le monde télécharge déjà, y compris les députés qui ont voté la loi. Parce que techniquement, il y aura toujours un moyen, et la technique va beaucoup plus vite que le législateur dans ce domaine. Aparté : Des chercheurs d'Alcatel-Lucent viennent de réussir à transférer 400 DVD en 1 seconde entre Paris et Chicago (6000km) : vous comptez 0...1...2...3 et tous les primés de tous les grands festivals de cinéma ont eu le temps de faire le tour de la planète en version longue HD avec en prime tous les doublages et sous-titres ...

Bref, télécharger illégalement c'est du vol, c'est mal, et force est de constater que nous sommes tous des voleurs quand cela nous arrange. D'un autre côté, ce n'est pas mal que les industries du cinéma et du disque soient contraintes de temps en temps de faire preuve de créativité elles aussi !

Olivier

PS Sans compte que je me moque bien que les films à gros budgets puissent se faire ou pas/ le budget d'un film, les revenus d'un chanteur ne sont que de piètres indicateurs de la valeur artistique, mesurée par la résitance au temps qui passe, alors ...

15.09.2009

Blague auvergnate

Depuis que j'ai posté mon article sur la polémique Hortefeux, l'affaire s'est cristallisée. Après quatres jours d'intenses débats, on y voit plus clair.

Alors oui, Brice Hortefeux a un humour qui passe mal en public, oui, sa plaisanterie est honteuse, oui ses explications sont fumeuses!


J'ai déniché sur un blog un billet sympa à ce sujet: http://www.glazman.org/weblog/dotclear/index.php?po...

Voyez aussi l'excellente émission C dans l'Air (France5) du lundi 14 (hier) dans laquelle Roland Cayrol analyse la réaction "soviétique" des collègues du Ministre (dernière partie d'émission).

http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php?pag...

11.09.2009

Hortefeux, Amara, même combat (La faute à Freud?)

"Hortefeux, Amara, même combat" : je ne fais pas allusion à leurs origines auvergnates mais aux polémiques qui naissent régulièrement suite aux propos tenus par certains politiques, comme Fadela Amara ou Brice Hortefeux.

Depuis hier soir, les medias nous bassinent d'une vidéo qui "circule" sur Internet, dans la laquelle l'actuel ministre de l'Intérieur semble tenir des propos déplacés, xénophobes, envers une partie de la population française. Evidemment, toutes les personnalités politiques y vont de leur commentaire ...

Ce que je trouve étonnant (ou plutôt assez naturel si on y réfléchit!), ou pour le moins déplacé, c'est le tapage autour de cette vidéo. Evidemment, comme elle est croustillantes, tous les médias, les JT, les sites internet d'information, les blogs ;-) la reprenne en boucle, ad nauseam. Seulement, combien de journalistes prennent la peine de travailler le sujet et de décrire avec assez de précision les échanges verbaux qui ont eu lieu à ce moment ? Pas beaucoup à ma connaissance. Les citations sont parcellaires, on n'entend pas tout sur la vidéo. Donc, on ne sait exactement pas ce qu'a voulu dire le Ministre.

C'est un peu facile de rapporter la citation :

" Il en faut toujours un. Quand il y en a un ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes "

et d'ajouter, voire de seulement laisser supposer, qu'il s'agissait des Arabes (ou des musulmans). Détourner ainsi des propos, c'est plutôt cela qui attise les haines et ressentiments, et qui me pose problème.

Cela ressemble à de la manipulation pure et simple. La phrase sortie de son contexte peut s'appliquer à n'importe quoi, et dans un contexte où c'est l'ex-Ministre de l'immigration qui parle, nous aurons certainement tous le réflexe d'extrapoler son discours, malheureusement. Cela demande un peu d'effort intellectuel de faire la part des choses et de réfléchir sur le fond.

Franchement, se peut-il que le Ministre parle ainsi des Arabes ? Même pour plaisanter ? En public ? Devant une personne qui se revendique elle-même Arabe ? Alors oui, en théorie c'est possible, on ne peut pas l'exclure (je ne connais pas assez bien le personnage), mais dans ce cas, les accusateurs devrait étayer un peu mieux l'accusation, apporter des preuves indiscutables, irréfutable : car là, oui, ce serait effectivement grave !

Cela me rappelle une polémique née en octobre 2007 autour des propos de Fadela Amara à la radio, le fameux "J'trouve ça dégueulasse" ... beaucoup de média, et la plupart des commentateurs ont extrapolé "Fadela Amara trouve la pratique des tests ADN dégueulasses" ... sauf que ce n'était pas ce qu'elle avait dit !! (En revanche, elle venait clairement de dire qu'elle y était fermement opposée). Elle parlait de leur "instrumentalisation à des fins politiques". Pour avoir personnellement entendu ces propos en direct, j'avais compris qu'elle parlait de la polémique dans son ensemble, voulant dénoncer les propos tenus par certains membres de la majorités comme de l'opposition ... En tout état de cause, il faut noter que l'exactitude est une chose qui se perd ...

Bientôt, un simple hochement de tête sera interprêté comme un lapsus et fera de vous un xénophobe, un partisan ou déctracteur de la "taxe carbone", un ultralibéral, ou un salaud de je-ne-sais-quoi ... la faute à Freud ?

Olivier

PS. Lors d'un interview téléphonique, le jeune militant UMP qui s'est retrouvé au milieu de tout cela, Amine Benalia-Brouch, m'a semblé pour le moins hésitant : à la question "l'UMP vous a-t-il contacté à ce sujet". Il a répondu " ... non ... non" en hésitant sensiblement. Du coup, j'ai "entendu" : "en fait oui, mais ils m'ont dit de garder cela secret ..."

Quelqu'un a-t-il eu la même impression ?

voir aussi: http://www.liberation.fr/politiques/010121398...

et http://www.lefigaro.fr/politique/2009/09/10/01002-2009091...

06.07.2009

Droit d'expression ou devoir de réserve : l'affaire Cazals

Ce n'est plus un secret pour personne... Les dernières réformes proposées par le gouvernement en matière d'éducation sont loin, voire très loin de faire l'unanimité. Comme preuve, il suffit de voir le nombre de manifestations, de grèves qui ont été menées par les professeurs. Alors face souvent à des enseignants qui ont dû mal à se faire entendre quand le dialogue se rompt, il n'y a pas d'autres choix que de trouver des méthodes plus originales, plus percutantes pour faire prendre conscience aux Français des dangers perçus par les professeurs. Retour sur les solutions trouvées par Bastien Cazals pour se faire entendre et... ses conséquences !

uneecolepourvictorhugo.gifUne affaire à rebondissements !

Des directeurs d'établissement ont refusé d'appliquer les réformes en cours. C'est un mouvement qui s'est créé autour de professeurs qui ont décidé de désobéir mais, peut-on dire, en désespoir de cause.

Et que refusent-ils d'appliquer exactement comme mesures ? Ils ne veulent pas se déclarer gréviste 48 heures à l'avance ni appliquer les nouvelles réformes de primaires. Idem pour l'aide personnalisée car celle-ci est considérée comme élément perturbateur dans l'organisation de l'école.

Regroupés sur le blog "Résistance pédagogique pour l'avenir de l'école", ils sont au total 2807 professeurs (au 3 juin 2009) répartis dans 43 départements français. Alors si autant de professeurs refusent les réformes pourquoi parle t-on de Bastien Cazals en particulier ? C'est parce qu'il a décidé de pousser sa démarche jusqu'au bout. Pour lui, il était nécessaire d'expliquer son refus. Il a donc écrit une lettre ouverte au gouvernement et pour être sûr que cette dernière ne se perde pas sur un bureau, il l'a adressé au Palais de l'Elysée sans la timbrer. Sa lettre fait également le tour de la toile et la presse multiplie les articles qui s'affichent sur le blog de l'enseignant dont l'audience grimpe.

Et ça, on s'en doute, ca n'a pas fait plaisir à l'Elysée puisqu'il reçoit une convocation à l'inspection académique. Et face à ce type de lettres qui se multiplient sur le bureau de l'Elysée, les sanctions deviennent plus importantes. En plus de sa convocation, c'est 36 jours de salaire en moins qui seront enlevés de ses fiches de paie. Mais ces mesures "d'avertissement" ne semblent pas décourager Bastien Cazals qui déclare à l'Humanité : "Ils veulent faire un exemple pour stopper cette dynamique qui les gêne, mais ça ne marchera pas. Au contraire, cette réaction me conforte dans ma démarche." La preuve, c'est la sortie de son livre intitulé "Je suis prof et je désobéis".

Bastien Cazals, ou comment faire taire les profs pour mieux faire passer les réformes

Aujourd'hui la situation va encore plus loin puisqu'il est interdit d'expression publique et donc plus précisément de communiquer avec la presse. L'inspecteur académique qui lui a fait part de cette interdiction explique que c'est le droit de réserve qui doit être respecté. "Quand un chef d'établissement  est intérrogé par la presse l'usage veut qu'il demande l'autorisation. M. Cazals est libre de s'exprimer librement en tant que personne, mais comme directeur d'école il représente l'institution" Et l'inspecteur académique M. Guiot indique que si Bastin Cazals n'entend pas raison, il en tirera "toutes les conclusions"....

Et en réponse Bastien Cazals dénonce "une manifestation d'autoritarisme scandaleux", "une atteinte à la liberté d'opinion" et "un retrécissement des libertés individuelles". Il réplique que "la liberté d'opinion est garantie aux fonctionnaires" par la loi et que "nul ne doit être inquiété pour ses opinions."

 

 

 

Soutenu ?

On peut dire que cet enseignant bénéficie du soutien d'une partie de l'opinion. Il est soutenu par ses collègues qui eux aussi n'appliquent plus l'aide personnalisée mais aussi par certains parents d'élèves qui semblent très bien comprendre et même approuver. Une pétition autour de l'enseignant a même réuni 130 signatures. Et le soutien passe naturellement aussi par le blog où de nombreux personnes déposent des messages d'encouragement.

Le bémol viendrait-il de la répons de l'Elysée à son courrier. Celle-ci est quelque peu convenue. Bastien Cazals explique : "Ils m'ont dit avoir pris connaissance 'avec intérêt' de mes attentes et réflexions".

En tout cas, les professeurs désobéisseurs les plus populaires devraient se retrouver le tribunal administratif de Montpellier. Finalememnt ce n'est ni plus ni moins que l'identité professionnelle des enseignants sur laquelle tout le monde semble hésiter...

 Droit à la libre expression ou devoir de réserve, comment tranchez-vous?

12.06.2009

Twitter et éducation ne font pas bon ménage en Ecosse...

Après la polémique de facebook en Angleterre, l'éducation est confrontée cette fois à l'utilisation de twitter par les professeurs. Si les nouvelles technologies semblent prendre de plus en plus d'importance dans la façon de dispenser l'enseignement, l'utilisation des réseaux sociaux sur internet n'est pas encore cadrée.

twitter home.gifQuand twitter devient objet de licenciement en Ecosse...


La polémique commence à enfler... Elle va certainement être à la hauteur du nombre d'utilisateurs utilisant les réseaux sociaux et qui sont enseignants. Petit rappel des faits... Nous sommes en Ecosse où un professeur dispense son cours. Ayant un accès à Internet, ce dernier profite de l'accès au web pour aller sur twitter et déposer des commentaires sur les élèves et le cours. Oui mais voilà, le principe du réseau social est que tout est public et finalement le tout revient aux oreilles des élèves et des parents qui crient au scandale. Conséquence de tout cela, l'enseignant en question se fait licencier...
Pourquoi aller jusqu'au licenciement ? L'Ecosse est un pays qui a mis en place un code de conduite précis pour les professeurs : il faut qu'en tous points, les professeurs aient une conduite exemplaire face à leurs élèves. Mais il s'agit encore, pour le moment, pour l'Ecosse de décider ce qui est considéré comme inapproprié dans l'environnement des TICE et plus particulièrement ce qui est à faire ou non concernant les réseaux sociaux. Une problématique qui est à prendre au sérieux pour tous les pays qui ont décidé d'intégrer de façon dynamique les TICE dans l'enseignement.

Les nouvelles technologies à mettre sous contrôle ?

ordi chaine.JPGLes nouvelles technologies (TICE) permettent une communication facilitée. Mais quand la facilité devient un reflexe pour partager une émotion, une envie, il s'agit de pouvoir encadrer cette nouvelle façon de communiquer surtout lorsqu'elle intervient dans un cadre professionnel. Dans un certains sens on peut dire qu'aujourd'hui les soucis qu'ont les entreprises à « contrôler » l'utilisation des réseaux sociaux pendant le temps de travailler revient aux questions qui se sont posées lorsqu'on a donné un accès à internet illimité et par là même un accès à sa messagerie et aux différents sites sur la toile. Ainsi de même qu'aujourd'hui il y a une réglementation sur les droits et les devoirs des salariés quant à l'utilisation du web pendant les heures de travail, on peut très imaginer que d'ici quelques temps, un encadrement de l'utilisation des réseaux sociaux soit mis en place dans le milieu de l'enseignement.

03.03.2009

A la découverte des fonds marins comme si vous y étiez !

Google ne cesse d'innover pour nous étonner toujours plus... Vous connaissez sûrement Google Earth qui permet de visualiser un endroit précis (ou non) en utilisant une vue satellite. Aujourd'hui, une nouvelle version de Google Earth (version beta) est disponible et permet de plonger également au fond des océans.


google earth.gifMieux connaître notre planète bleue.

Si la terre a été surnommée la planète bleue, cela n'est pas sans raison. Avec plus d'eau que de terre, les fonds sous marins nous ont toujours intrigués d'autant plus que les explorer n'est pas de toute facilité. Que peut-on faire avec cette nouvelle version de Google Earth ?

Google Océan n'est pas seulement une visualisation du fond des océans. Il propose de nombreux "plus" comparé à Google Earth. En plus du survol classique, c'est une nouvelle façon de découvrir et d'enrichir nos connaissances en utilisant le multimédia qui nous est proposé.

- Une machine à remonter le temps : nous savons que le visage de la terre n'a pas toujours été celui que nous connaissons. Et bien le logiciel permet de nous en rendre compte de façon visuelle. De quoi nous rapeller que notre planète est aussi belle que fragile !

- Des guides à disposition : en plus d'en prendre plein les yeux sur cet univers passionnant, ce sont des experts maritimes qui nous guident puisque des contenus exclusifs ont été fournis notamment par la BBC ou le magazine National Geographic.

- Un outil communautaire : il est possible d'enregistrer son voyage maritime mais également de le personnaliser pour en faire un vrai film puis l'envoyer à d'autres personnes.

 

Je vous propose de visionner une vidéo démo montrant les possibilités de cette nouvelle version de Google Earth. Vous pouvez également découvrir la présentation de Google en cliquant ici.

 

Un nouvel outil qui pourrait intégrer les salles de classe ?

 

On pourrait très bien imaginer les professeurs intégrer cette nouvelle version à leurs cours. Au même titre, qu'on est amener à visionner des films pour illustrer les cours d'histoire, la géographie vient sans doute de trouver un de ses outils interactifs avec Google Earth. Une nouvelle façon de voir la géographie et d'utiliser les NTIC au quotidien.

 

Si vous êtes professeur et que vous avez utilisé ce nouveau logiciel pour illustrer votre cours, dîtes nous ce que vous en pensez.

Ce logiciel a-t-il des inconvénients ? Pour le moment, à part le fait qu'il est nécessaire d'installer le logiciel (qui est gratuit), je n'en vois pas de particulier.

 

25.02.2009

Quand Facebook s'invite à l'école et crée la polémique

Avec près de 175 millions d'utilisateurs (chiffre indiqué par le site), Facebook continue de rassembler de plus en plus de monde sur son réseau social. Et forcément avec autant d'utilisateurs, on retrouve facilement les personnes que l'on connaît : amis, collègues de travail, famille... mais également professeurs et élèves peuvent être amené à se rencontrer sur le réseau. Et cela crée la polémique !

facebook.gif

Elève et professeur peuvent-il être amis sur Facebook ?

Les nouvelles technologies, le multimédia sont présents de plus en plus dans le quotidien de l'enseignement. Et pas seulement le matériel, les habitudes de navigation sur le web et les réseaux sociaux font également leur apparition de façon naturelle. Et Facebook n'échappe pas à la règle : tout comme on envoie à ses amis, à sa famille, aux membres de sa classe, une demande pour devenir ami sur Facebook, des élèves ont envoyé une demande à leur professeur. Mais est-ce déontologique ? Et entre déontologie et liberté d'expression, quels sont les limites ?

Facebook étant utilisé dans de nombreux pays - Internet oblige - la question s'est déjà posée notamment aux Etats-Unis, dans l'état du Mississipi ainsi qu'en Belgique. Et à chaque fois que le cas se présente, la polémique s'empare du sujet.

Aux Etats-Unis, l'établissement a purement et simplement interdit aux professeurs d'accepter les invitations de leurs élèves. La raison évoquée par l'école Lamar County est que « ces relations outrepassent la démarcation entre contacts professionnels et personnels ». En Belgique, la réponse donnée par l'établissement a été identique.

 

La liberté d'expression au cœur du débat

Mais est ce que ces demandes d'amis sont à considérer comme faisant partie de la vie privée ou de la vie professionnelle ? C'est tout le débat. Si tout ce qui se passe sur Facebook est à considérer comme appartenant à la vie privée, les établissements ne peuvent interdire à leurs professeurs d'avoir des élèves parmi leurs amis. En effet, une communication électronique privée est du domaine de la vie privée et comme le phénomène est récent, aucun texte n'est présent sur ce sujet dans les législations des différents pays pour indiquer de façon claire et précise l'attitude à adopter.

Les établissements font donc leurs recommandations mais peuvent se faire rattraper par la liberté d'expression. Ainsi l'établissement belge qui avait interdit aux professeurs d'avoir des élèves en amis sur Facebook s'est fait rappelé à l'ordre par les instances supérieures qui ont cassé cette interdiction. Et voici ce qu'a déclaré Annie Toulet, députée provinciale (PS) qui a s'occupe de mettre en place L'école  du futur en Belgique : « On ne peut interdire, légalement, aux profs d'avoir comme amis certains de leurs élèves sur Facebook. Tout au plus peut-on leur rappeler les règles déontologiques inhérentes à leur profession. Chaque enseignant est donc libre d'agir en son âme et conscience. Facebook relève de la sphère privée et il ne nous appartient pas d'intervenir. »

A noter que dans ce cas précis, les élèves n'avaient en effet pas compris la décision de l'école.

 

Mais tout n'est pas rose sur Facebook entre profs et élèves

Facebook permet aussi des dérives. En effet quand les élèves n'ont aucune envie de devenir « amis » avec leurs professeurs ou autres membres de l'enseignement, certains élèves franchissent les limites :

-  Ils créent des groupes militant pour le renvoi des professeurs. C'est ce qui s'est passé en Belgique récemment. 70 élèves ont rejoint le groupe et en retour ont été sanctionné par une heure de colle. Et là encore, la sanction a crée la polémique. En effet, la fédération des étudiants libéraux (FEL) en Belgique a estimé que l'établissement n'avait pas à utiliser les informations délivrées par Facebook pour punir les élèves au nom du respect de la vie privée. Et c'est le ministre de l'enseignement belge, Christian Dupont qui devra trancher.

-  Ils insultent leurs profs. Cette fois c'est en Angleterre qu'un groupe de jeunes filles s'est amusé à insulter un professeur mais apparemment sans se rendre compte de l'impact que peut avoir de simples commentaires postés sur Facebook. En effet, une des élèves a déclaré que c'était juste un jeu. Après que l'affaire est été portée devant le Conseil, les élèves se sont excusées.

 

 

Bien heureusement, ce n'est pas à chaque fois le cas. Mais tant que la question des réseaux sociaux ne sera pas posée sur la table, la réponse ne sera pas évidente.

Finalement la vraie question ne serait-elle pas comment faire pour utiliser Facebook comme un outil pédagogique. La réponse à cette question permettrait certainement de définir des relations saines et un enseignement encore plus efficace et complètement intégrer dans le quotidien des élèves.

 

20.10.2008

Quand la vidéo devient un outil pedagogique à part entière

Quand l'intéractivité s'invite à l'école... Lesite.tvest un bel exemple de ressources multimédias qui peuvent être utilisées pour structurer, animer et consolider les connaissances des élèves sur une notion particulière. Ce site se définit comme "L'espace vidéo des enseignants et des élèves" et ce n'est pas pour rien! En partenariat avec l'Éducation Nationale et France 5 notamment, ce site propose une nouvelle source de documentation très complète et qui ne cesse de s'enrichir. Petit tour d'horizon d'un site qui pourrait bien devenir indispensable.

Les services proposés par lesite.tv

Le site réunit aujourd'hui près de 2000 vidéos, te ce n'est pas prêt de s'arrêter. Les sujets abordés sont très variés. On trouve ainsi de quoi illustrer son cours quelle que soit la matière enseignée, le niveau de la classe et la thématique abordée. Les vidéos proposent un panel très large allant du documentaire, à l'archive, à des films d'animations, des reportages en langues étrangères, des entretiens avec des spécialistes... et se claquent sur le programme en vigueur. Bref, il y en a pour tout le monde !

Très pratique, le site propose une recherche qui fait naviguer l'internaute par niveau et par matière mais également un moteur de recherche qui, à partir d'un mot, propose un ensemble de ressources. La navigation est claire et agréable. On ne s'y perd pas et surtout on ne perd pas de temps à chercher de quoi illustrer son cours.

A qui s'adresse le site ?

Bien entendu aux enseignants qui peuvent s'en servir comme un véritable outil pédagogique, outil qui prend tout son intérêt quand on connaît la place et l'importance que donnent les jeunes à la télévision et plus largement à l'image.

Mais c'est bien là qu'est aussi la richesse du site. Il n'est pas réservé uniquement aux enseignants mais ouvert également aux élèves qui peuvent ainsi se documenter, réviser d'une façon inédite ou illustrer à leur tour un exposé...

Comment ça fonctionne ?

Le site propose de la vidéo à la demande. On peut y accéder dès lors que son établissement est abonné au service. Le prix de l'abonnement dépend du nombre d'élèves présents dans l'établissement et donc susceptibles de l'utiliser et de la localisation de l'école.

Une fois la demande faite, l'établissement reçoit des codes ainsi que les enseignants qui le désirent. Il suffit alors de se loguer, et de regarder la vidéo en directe ou bien de la télécharger pour la regarder plus tard.

Pour tout savoir sur ce site, je vous propose de visionner cette vidéo de présentation que vous pouvez également retrouver sur lesite.tv ou en cliquant directement ici.


http://www.lesite.tv/abonnement/popup_presentation_cdrom.cfm

Qu'en pensez-vous ? L'avez-vous déjà utilisé ? Quel place peut prendre un tel site dans votre façon d'apprendre ou de faire apprendre ?

 

02.07.2008

Vers une théâtralisation de l'information ?

Le débat autour des châtiments corporels a été relancé la semaine dernière lorsqu'un professeur a giflé un élève insolent. Sujet qui pique au vif bon nombre de personnes, on peut se demander s'il n'est pas l'objet d'une théâtralisation de la part des médias. On nous donne l'information par petits bouts, mais est ce pour entretenir le suspense ou bien parce que les médias n'ont l'information complète dans les temps ?

Qui en parle ? Tout le monde c'est à dire tous les médias. Sujet sensible qui est évoqué souvent avec passion par les radios, les journaux, la télévision.

Pourquoi ce sujet interesse t-il autant les français ? Sans doute parce qu'il est révélateur d'un profond malaise dans le monde de l'enseignement. De nombreux professeurs se disent à bout de force face à des élèves qui n'esaient que trop souvent de les pousser à bout... De plus aujourd'ui c'est aussi un débat européen comme le prouve la vidéo ci dessous en provenance du Conseil Européen qui milite pour une école sans fessée.

 

Qu'en est t-il de l'information ? A la radio, on entendra tout d'abord qu'un prof a giflé un élève insolent. Peu de temps, on nous précisera que l'insolence de l'élève se résume si on peut dire au mot "connard" qui a de quoi énervé. On en conclut donc un pur réflexe de la part du professeur. Mais voilà qu'une nouvelle information est apportée le lendemain. Le professeur n'aurait pas giflé l'élève directement mais l'aurait auparavant entraîné vers le fond de la classe. Alors ce n'est pas un geste spontané mais réfléchi ? De quoi nous faire perdre la tête. Et pour ajouter au suspense, on apprendra que l'enseignant est une personne fagilisée qui a été alcoolique. Alors tout ceci n'est peut être pas dû à l'élève... A ceci s'ajoute l'amende de 800 euros... Bref, ce qu'on a surtout compris c'est qu'il y a un profond malaise dont on parle de plus en plus souvent et dont la gifle n'est qu'un élément révélateur. Et c'est ce que rélève aussi la raison de la plainte déposée par le père de l'élève. Pour lui, il ne s'agit pas d'une correction mais d'une violence sur mineur... Il ne reste qu'à attendre le prochain cas... Ce qui est certain c'est que ca fait de l'audience car c'est un sujet qui touche les nombreux français...