26.04.2009
L'école et ses expériences ne sont pas sans influence sur la société...
On sait que ce qu'on vit pendant le premier quart de sa vie et notamment ce qu'on apprend à l'école a une influence sur notre façon de percevoir le monde qui nous entoure et sur les valeurs que l'on se construit. Et c'est ce que le cinéma nous démontre ces derniers temps en se prenant de passion pour ce qui se passe en totalité ou en partie à l'école.
L'école, le nouveau lieu star du cinéma ?
L'école semble être devenue un lieu de tournage à la mode. De plus en plus de films ces derniers temps ont pour scénario l'environnement scolaire. Ce qui se passe derrière les murs des établissements scolaires semble tout à coup respirer le mystère, se révéler être un combat social à mener... et tout cela inspire les cinéastes.
Le film La vague, qui est sorti le 4 mars 2009, n'a pas fait parler beaucoup de lui, ou du moins beaucoup moins comparé aux autres films ayant pour décor un établissement scolaire comme La journée de la jupe ou Derrière les murs. Pourtant lors des German Film Awards, le prix d'interprétation masculine pour le second rôle a été attribué à l'acteur Frederick Lau pour son rôle dans La vague. Le film a également été nommé au Gloden Trailer Awards pour la meilleure bande annonce de film étranger. Il a également fait parler de lui au Sundance Film Festival dans le cadre du Grand Prix du Jury.
Quand la réalité dépasse la fiction...
Le film La vague aborde l'école sous un autre angle : celui de son influence et des dérapages qu'elle peut entraîner. Le film se déroule dans un lycée allemand où un professeur a l'occasion de mettre en place un atelier permettant aux élèves de comprendre comment fonctionne un régime totalitaire. Un atelier qui ne semble pas être dangereux du point de vue des élèves puisque mettre en place un régime totalitaire leur semble aujourd'hui impossible. Oui mais voilà le jeu de rôle qui commence dans le cadre de cette expérience s'enracine dans la réalité au point que ce qui au début était inoffensif, dérape et devient un mouvement appelé La Vague. Et dès le troisième jour, les membres de la Vague n'hésitent pas à prendre des mesures contre ceux qui ne font pas parti du mouvement. Et lorsque le professeur à l'origine de l'expérience y met fin, la réalité dépasse la fiction et le mouvement continue.
Pour vous plongez dans l'atmosphère de ce film qui est toujours à l'affiche actuellement, je vous propose de découvrir la bande annonce.
Un film qui tire la sonnette d'alarme
Mais le point qui peut faire mal dans ce film, est que le scénario n'est pas un scénario imaginaire. Il est tiré d'une histoire vraie. Ainsi le professeur d'histoire Ron Jones qui mène l'expérience dans le film a réellement existé et tenté cette expérience qui a eu, à l'image de ce qui se passe dans le film, des conséquences dramatiques.
Et avant d'être adapté au cinéma, cette histoire a été couchée sur le papier par Todd Strasser qui en a fait un classique de la littérature de jeunesse et qui est depuis au programme scolaire dans de nombreuses écoles allemandes depuis 20 ans.
Pourquoi ce sujet ? Le réalisateur Dennis Gansel explique que le danger est présent lorsqu'on commence à dire « On a compris, c'est quelque chose qui n'arrivera plus ». Et c'est ce qui se passe avec la question nazie et son régime totalitaire qui a étudié sous tous les sens possibles et ce d'autant plus en Allemagne. Finalement le film est la réponse à la « question de savoir si le fascisme pourrait réapparaître». Le danger est toujours présent et le devient certainement plus avec les générations qui se succèdent et qui même si elles savent, oublient... Alors est ce qu'on ne sait vraiment les choses qu'une fois qu'on les a vécu ?
10:58 Publié dans Loisirs, Pédagogie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : la vague, cinema, ecole, éducation, dérapages
15.03.2009
Note ton diplôme : un site d'avis d'élèves pour les élèves...
A un moment ou à un autre, les élèves sont amenés à s'orienter. Pour cela, de nombreux sites sont disponibles comme celui de l'Etudiant par exemple mais également de nombreux salons tout au long de l'année qui permettent de se faire une idée et de choisir la formation idéale. Alors que ces avis viennent de personnes extérieures (sites internet, conseillers d'orientation...) ou des écoles qui cherchent leurs prochains élèves, un nouveau site permet de savoir - enfin - ce qu'en pensent les personnes étant de l'autre côté du miroir. C'est donc dans ce contexte que le site Notetondiplome.fr permet d'avoir l'avis des étudiants qui ont suivis les formations sélectionnées.
Note ton diplôme pour choisir la bonne orientation en toute connaissance de cause
Le site est proposé dans un premier temps dans une version bêta aux internautes. Il a été conçu pour devenir le « nouveau guide d'orientation pour tous les étudiants français dans leurs choix des diplômes et formations ». Son principal atout est d'être gratuit mais surtout de permettre en avant l'expérience des étudiants pour d'autres étudiants. C'est un nouveau service d'entraide et de partage d'avis qui est ainsi proposé.
Le principe étant de proposer un site très simple d'utilisation, 4 boutons sont proposés dans le haut de la page et sont toujours présents pour s'orienter facilement sur le site :
- le bouton « accueil » : pour rappeler le fonctionnement et le principe de notetondiplome.fr
- le bouton « noter » : pour noter une formation qui n'est pas encore présente sur le site
- le bouton « formation » : pour trouver une formation sans utiliser le moteur de recherche
- le bouton « membre » : pour accéder à tous ses informations.
Quel est le système de notation ?
Chaque étudiant peut déposer facilement son avis sur la formation choisie, de façon anonyme ou pas. Au total, le diplôme est noté sur 8 indicateurs et les notes vont de 1 à 10. Les éléments pris en compte sont : l'ambiance, les débouchés, l'emploi du temps, l'environnement, l'équipement de l'infrastructure, l'équipe pédagogique ainsi que la localisation et nouveauté, on peut aussi laisser son avis sur le coût global qu'engendre la formation.
Pour avoir un aperçu complet de la formation, il est possible d'expliquer en détail en quoi consiste la formation, de donner un avis plus complet et d'indiquer le site Internet de l'école qui propose le diplôme. Le tout est présenté dans un premier temps comme une moyenne de tous les avis avant que ces derniers ne soient listés dans le détail.
Et afin d'éviter toutes les polémiques comme celles soulevées par les sites de notation de professeurs, un avertissement indique que les noms propres sont interdits ainsi que toutes les informations permettant d'identifier une personne en particulier.
Et pour ne pas pénaliser les formations qui auraient cherché à s'améliorer, au moment de la notation, l'année où la formation a été suivie est à indiquer...
Vous pouvez retrouvez ci-contre la fiche de notation à remplir pour participer aux notations des différents diplômes.
Et dans le futur ?
Le site devrait bientôt être complété par une plateforme de conseils d'orientation. Ces conseils seront construits à partir des différents avis postés sur le site par des étudiants. Pour compléter le tout, c'est un forum qui est également en préparation et qui permettra de répondre à des questions plus précises d'étudiants qui n'auraient pas trouvé des réponses suffisantes.
20:09 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : note ton diplôme, avis, notation, formation, école, diplôme, débouchés, équipe pédagogique, coût formation
05.03.2009
Un livre sur l'école qui fait polémique !
L'école et son double vient de paraître aux éditions Hermann et il crée la polémique dès sa sortie ! Son auteur, Nathalie Bulle, y propose un essai sur l'évolution pédagogique en France qui fait débat auprès des enseignants.
L'enjeu pédagogique au coeur de la réflexion sur l'enseignement
L'auteur explique dans ce livre d'où provient - à son avis - la crise que connaît actuellement l'enseignement en France. Elle propose également des pistes pour sortir de cette dernière. Nathalie Bulle pose la question suivante "pourquoi le processus de démocratisation des systèmes éducatifs occidentaux a t-il justifié un recours de plus en plus important à la pensée pédagogique dite moderne et un discrédit progressif de l'enseignement des disciplines de leurs méthodes et de leurs contenus ?" Pour elle, la solution serait de retourner à un enseignement plus traditionnel au lieu de tenter de "professionnaliser" la formation des enseignants.
Vous pouvez retrouver un entretien où elle présente son ouvrage et comment ce dernier s'inscrit dans ses recherches. bulle.pdf
Nathalie Bulle est chercheuse au CNRS dans le Groupe d'Etude des Méthodes de l'Analyse Sociologique. Ses recherches portent sur trois sujets principaux :
- l'évolution pédagogique en France et aux Etats-Unis
- les méthodes mathématiques appliquées à l'analyse comparée de l'inégalité des chances
- l'épistémologie des sciences sociales et plus particulièrement sur la modélisation de l'action humaine.
Auteur de nombreux ouvrages et articles, vous pouvez retrouvez plus d'informations sur son site en cliquant ici.
Une école qui va dans le mur ?
Son dernier article, paru le 26 février dans Libération a suscité de nombreuses réactions. Intitulé "La phobie de l'échec scolaire", Nathalie Bulle y défend l'idée que les réformes en cours ne vont pas aider les professeurs mais juste faire baisser la qualité générale de l'enseignement. Pour elle, l'enseignement finlandais qui est souvent pris comme exemple via l'enquête Pisa, ne représente pas la réalité. Nathalie Bulle estime que "l'enquête se limite à ce que l'OCDE juge essentiel pour la vie ordinaire de tout citoyen" et indique qu'au contraire les professeurs finlandais "s'alarment de la chute du niveau des étudiants".
Si cet ouvrage et ce dernier article suscite la polémique, c'est que pour beaucoup, les arguments mis sur la table n'en sont pas réellement. Il semblerait que l'enquête PISA n'est pas été prise en compte dans son ensemble lors de sa critique par Nathalie Bulle. De plus, l'enseignement des années 50 ne semble pas une réponse aux problèmes que rencontre les professeurs aujourd'hui puisque les réformes qui ont eu lieu au cours des derniers années ont eu pour unique but d'améliorer la qualité de l'enseignement apportée par les enseignements.
Qu'en pensez-vous ?
10:22 Publié dans Livre, Pédagogie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : livre, essai, pedagogie, école, polémique, nathalie bulle, l'école et son double
22.09.2008
De la 2e moitié du 20e siècle à nos jours : qu'avons nous fait de l'Education ?
Dans ce dernier épisode, l'Ecole est gérée par l'Etat dans un ensemble appellé "l'Education Nationale" qui doit faire face à une forte demande suite notamment au baby-boom qui envoie près de 6 millions d'enfants dans les écoles. C'est donc dans cette dernière moitié de siècle que l'Education en terme d'organisation prend de l'ampleur et devient pour ainsi dire une véritable entreprise.
Une nouvelle organisation de l'Ecole : une petite révolution dans le langage
Entre 1959 et 1975, on voit apparaître peu à peu le système scolaire tel que nous l'entendons. Cela est rendu possible notamment par l'école obligatoire jusqu'à 16 ans. On voit également se mettre en place les environnements du primaire et du collège avec des classes bien déterminées. De même des niveaux scolaires se mettent en place en fonction de l'âge de l'enfant. Ainsi, le collège qui sous son ancien terme regroupait l'ensemble de la scolarité disparaît et représente alors que la deuxième partie de l'enseignement obligatoire. Le mot lycée change également de sens : alors qu'il représentait ce que nous appelons collège, il devient synonyme des études menées après le collège d'aujourd'hui et jusqu'au bac. Une petite révolution est en marche...
En créant plusieurs niveaux selon l'âge des élèves, une répartition différente en termes de volumes horaires va être opérée notamment pour le primaire. En effet, puisque le primaire ne représente plus l'école où on doit tout apprendre, les horaires sont allégés grâce à une meilleure répartition des connaissances tout au long de la scolarité de l'élève.
Aujourd'hui de nouvelles étapes de la scolarité se sont encore ajoutés à ce premier tableau avec les universités, les grandes écoles d'ingénieur, de commerce, les diplômes d'après le bac...
La mixité, conséquence de l'évolution de la société
Avec l'industrialisation, on voit venir de nombreux français dans les villes au détriment de la campagne. Du coup, les effectifs évoluent et à la campagne, le nombre d'élève est souvent insuffisant pour créer à la fois une classe pour les garçons et une classe pour les filles, d'où une mise en place de la mixité et d'une préfèrence à des classes avec le même niveau plutôt que des classes multi-niveaux mais de même sexe.
Aujourd'hui cette mixité semble avoir totalement gagné sa place. Il serait pour beaucoup impensable d'un retour en arrière, d'une séparation entre filles et garçons. Le nouveau challenge de la mixité s'est déplacé : il s'agit plus d'un melting pot des cultures et des conditions sociales que d'une simple histoire de distinction homme/femme.
La fin du conflit entre l'Eglise et l'Etat
Dès la seconde moitié du siècle, la République est si présente et évidente pour tous, que l'Etat n'a plus besoin de convaincre que c'est lui et non l'Eglise qui doit s'occuper de l'Education. Du coup, les Eglises retrouvent une plus grande liberté et peuvent à nouveau ouvrir des écoles. Pour le gouvernement, il s'agit de proposer un choix aux parents, de proposer la liberté dans le choix de l'enseignement.
Pour encadrer ces nouvelles écoles, on crée le contrat d'association et le contrat simple qui permet aux écoles privées de laisser à l'Etat de nombreuses charges. En échange, ils doivent juste respecter le programme scolaire du gouvernement.
En plus de ces écoles mises en place par les religieux, se sont peu à peu des écoles privés laiques qui se sont également mises en place notamment pour toutes les études possibles d'effectuer après le baccalauréat.
Quelle sera la prochaine évolution majeure de l'école ?
Le visage de l'Ecole pourrait bien changer d'ici les prochaines années avec l'insertion des NTIC comme outil de travail. C'est une nouvelle dimension de la communication entre le professeur et son élève qui s'établit peu à peu ainsi qu"une nouvelle façon de travail au plus près des besoins de chacun.
Cette saga sur l'histoire de l'école arrive à son terme. N'hésitez pas à ajouter des compléments !
10:52 Publié dans Histoire de l'école | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 20e siècle, éducation nationale, école, élève, professeur, enseignement, église
15.09.2008
Le début du 20e siècle et l'Education : en marche vers la laicité
Le 20e siècle a été marqué par les deux guerres mondiales mais pas seulement. Un véritable combat a été engagé par Jules Ferry pour une Ecole Laique et de meilleure qualité. Voici les épisodes qui ont conduit à l'Ecole d'aujourd'hui.
Un quart de siècle de combat pour proposer à tous une Ecole laique
Les Républicains vont tout faire pour que l'Ecole Religieuse disparaisse au profit d'une Ecole Laique. Pour cela, les religieux sont peu à peu évincés de l'Education par les lois et remplacer par des professeurs laics. Des écoles à l'attention des professeurs s'ouvrent également pour former les futurs enseignants. Pour pouvoir contrôler l'éducation faite par les religieux, ces derniers doivent déclarer toute nouvelle école et demander une autorisation pour pouvoir l'ouvrir. C'est un tournant fort dans l'Histoire de l'Education puisqu'à partir de cette date, les écoles religieuses deviendront bien moins nombreuses que les écoles laiques.
Pour continuer à améliorer l'Ecole, c'est également le budget de l'enseignement qui est multiplié par 6 pour construire école, cour de récréation, offrir aux plus pauvres le matériel scolaire. De plus l'école rendue obligatoire de 6 à 13 ans permet de passer de 55 % (en 1830) d'illettrisme à seulement 5 % (en 1910)... un reccord !
L'entre-guerre, une période où le système scolaire se crée véritablement
On note de nombreuses avancées : un emploi du temps journalier est crée en fonction de l'attention plus au moins forte que les élèves peuvent fournir aux différents moments de la journée. Par exemple, on commencera avec une leçon de morale et on finira la journée des activités manuelles ou sportives.
C'est également le moment où la pédagogie est remise en cause : on passe alors d'un sujet qui est toujours plus approfondie d'année en année à une évolution progressive du sujet en question pour favoriser la curiosité et l'attention. on suggère également de faire appel à des méthodes actives pour faire participer l'élève et le motiver.
Un débat sur l'école unique est également mené pour tenter d'étendre la gratuité de l'école au secondaire mais suite à de forts débats, aucun système n'arrive à se détacher et à mettre tout le monde d'accord.
Du front populaire à la 4e République : la marche pour un enseignement professonnelle efficace
Pour résoudre dans un premier temps, le problème de la gratuité d'un secondaire, le Front Populaire propose d'ouvrir une nouvelle classe dans le primaire pour permettre à un maximum de personnes d'avoir des connaissances plus larges.. De nouvelles idées apparaissent : la classe verte, et l'enseignement technique pour apprendre un métier qui sera suivie par 4% des élèves.
Le gouvernement de Vichy mettra sur la touche de nombreux instituteurs en les accusant d'avoir influencé les élèves. De plus le secondaire va être intégré au primaire ce qui va permettre une meilleure mixité en plus d'être sûr ques les plus âgés ne seront pas soumis à influence. Il mettra également en place un enseignement technique de masse, ancêtres des lycées professionnels.
La IVe République, après la guerre cherchera à réformer l'école pour faire face aux nouveaux besoins : on voit apparaître les études longues, de nouvelles méthodes de pédadogie, des écoles privés,... Il s'agit de trouver la bonne voie pour l'école de demain.*
Rendez-vous pour le dernier épisode de la saga...
10:29 Publié dans Histoire de l'école | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : histoire de l'école, 20e siècle, école, professeur, enseignant, élève, guerre
19.08.2008
Pour une plus grande utilisation des NTIC dans l'enseignement
Renaissance Numérique est une association qui agit sur le thème de la fracture numérique. Crée en novembre 2005, elle réunit des experts engagés qui sont des dirigeants d'entreprises et des universitaires. L'objectif de l'association est double : il vise à la fois à réfléchir à ce qu'il est possible de faire pour réduire la fracture numérique et également à mettre en place des mesures concrètes pour voir se développer le numérique en France. Si Renaissance Numérique à une visée économique, elle revendique également une visée citoyenne en développant des actions qu'elle souhaite bénéfiques pour tous les français.
Des actions ciblées pour faire avancer le numérique en France
L'association a notamment adresse une lettre au Président Nicolas Sarkozy au début de son mandat en pour lui proposer des axes très concrets permettant de réduire la fracture numérique qui est importante. En effet, la France n'est que le 19ème pays à être connecté derrière la Lettonie avec seulement 50 % de personnes à bénéficier d'un accès à Internet. De même l'âge du parc informatique dans nos écoles est de 7 ans. C'est sur ces constats que Renaissance Numérique propose des mesures pour faire bouger les choses.
Sa dernière action est notamment de proposer dans un premier rapport, une réflexion autour de 12 mesures pour permettre de réduire de façon concrète cette fracture numérique. Ce projet a été appelé 'L'initiative de la France Numérique.com" et s'inspire du dernier Grenelle de l'Environnement. Il s'agit de proposer à terme 12 mesures concrètes pour réduire la fracture numérique et qui seront remises au Premier Ministre ainsi qu'au Secrétaire d'État au développement économique Luc Besson avant le 31 juillet 2008. Et l'une de ses propositions concernent directement l'enseignement et les NTIC.
Comment ont été préparée ces propositions et de quoi parlent-elles ?
Les axes de réflexion ont été menées sur 6 sujets différents afin de couvrir l'ensemble du numérique. Chaque sujet a été étudié par un groupe de travail
- "Équiper et former les foyers défavorisées (le reconditionnement d'ordinateurs)
- Diffuser l'Internet très haut débit dans les zones rurales
- Former et accompagner les seniors dans l'usage des NTIC
- Mieux intégrer la formation aux NTIC dans l'enseignement scolaire
- Développer l'équipement et les usages dans les TPE / PME
- Rendre le web accessible aux personnes handicapées".
Et si l'alarme concernant l'importance de la fracture numérique a été lancée par Renaissance Numérique, c'est un appel à contribution générale qui a été fait pour la rédaction d'un rapport stratégique sur les actions à mener. En effet, les 6 groupes de travail ont mis en ligne le résultat d'un premier travail, encourageant les internautes à venir l'enrichir de leur propre réflexion. L'association compte beaucoup sur la participation des internautes et ainsi l'esprit de citoyenneté des français.
Vous pouvez retrouver le détail du projet en cliquant ici.
Fracture numérique et enseignement : quelles propositions ?
Aujourd'hui, le marché des TICE proposant du contenu aux enseignants pour leurs cours, n'est encore que peu développé. C'est un domaine encore fragile qui a besoin d'aides financières pour encourager les entreprises à s'y investir totalement notamment en ce qui concerne la recherche.
Pour "mieux intégrer la formation aux NTIC dans l'enseignement scolaire", voici les deux mesures qui ont été proposées.
- "Inciter les enseignants à mieux utiliser les Technologies de l'Information et de la Communication pour l'Education (TICE) : former et évaluer."
Aujourd'hui les professeurs utilisent les NTIC de façon courante mais peu ont intégré les TICE dans leurs cours alors qu'ils peuvent être un véritable soutien. Pour encourager leur utilisation, ce sont des formations qui vont être proposés aux enseignants ce qui permettrait de cette façon d'apporter également un bénéfice réel aux élèves. Cette formation se fait dans le cursus de l'IUFM où elle est actuellement proposée. Il s'agit ici, d'augmenter le temps imparti à cette formation afin d'être sûr que nos prochains enseignants maîtriseront totalement les TICE pour une utilisation au quotidien. Pour valider ces acquis, une évaluation pourrait être mis en place.
Pour que cette formation TICE fasse par la suite partie intégrante du processus d'enseignement auprès des élèves, Renaissance Numérique recommande également de mettre en ligne un important contenu TICE. C'est également des portails dédiés aux partages des connaissances et expériences qui sont recommandés.
- "Faire en sorte que des moyens financiers plus importants soient mis en oeuvre pour financer la recherche dans les Technologie et de la Communication pour l'Education (TICE) et sensibiliser les entreprises à l'existence de telles potentialités."
Peu d'entreprises s'intéresse dans leurs recherches aux TICE. Pour y remédier une publication d'appel d'offres sur les TICE de la part du gouvernement parait indispensable pour "donner l'impulsion de départ". Il s'agit de sensibiliser fortement les entreprises pour ensuite encourager l'usage des TICE par des aides pour les enseignants, par exemple, qui peuvent être proposées pour ceux qui souhaitent intégrer ce type de ressources à leurs cours.
Pour consulter ce premier rapport, cliquez ici
Préparation d'un rapport final pour fin 2008
Dans le but de finaliser le rapport, deux journées de tables rondes seront également organisées en novembre 2008 qui prendront en compte à la fois l'avis des professionnels du numérique mais également les conclusions des 6 groupes de travail et toutes les réflexions amenées par les internautes. Ces deux journées de table ronde visent à proposer à terme une synthèse de ce qu'il est possible de faire de suite pour réduire concrètement la fracture numérique.
08:04 Publié dans Pédagogie, Politique, Prospectives, Technologie interactive, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : renaissance numérique, fracture numérique, ntic, école, interactivité, enseignement
24.07.2008
Ressources pedagogiques et cyberécole par Noe Education
Voici un site rencontré au cours d'un voyage sur la toile : Noé Education. Ce site crée en 1996 par un ancien professeur de mathématiques, Jean-Michel Parganin, a pour vocation de rassembler la communauté des professeurs francophones. Souvent cité sur d'autres sites ou sollicités pour la création de Cédéroms éducatifs, Noé Education est aujourd'hui surtout connu par le monde éducatif.
Que propose le site de Noé Education ?
Il a pour but de rechercher des ressources pédagogiques et de les mettre ensuite gratuitement à disposition des enseignants. Ces ressources pédagogiques proviennent souvent d'autres établissements scolaires ou de professeurs. Le site sélectionne le meilleur dans chaque matière et dans chaque niveau et garantit ainsi un contenu de qualité. Aujourd'hui, ce sont des documents dans toutes les matières qui sont présents sur le site et qui permettent notamment de donner plus d'interactivité aux cours et de proposer aux élèves des exercices ludiques. Ce site comporte également un volet informatif sur ce qui se passe sur le monde enseignant et propose des dossiers thématiques pour prendre en compte toutes les problématiques soulevées par le monde de l'éducation. Le site travaille également sur un projet de cyber école.
Le site est donc construit autour de 5 catégories
- Ressources: elles proposent de nombreuses ressources classées par matières, par niveau et grandes thématiques ce qui permet de trouver rapidement des éléments en rapport avec sa recherche.
- Profs: cette catégorie recense toutes les informations qui peuvent intéressés les professeurs telles que les actualités, les programmes, les associations, les autres sites ayant pour sujet l'éducation...
- Classe: ici, ce sont tous les projets que l'on peut faire avec sa classe qui sont proposées mais également une rubrique concernant les concours auxquels les enseignants peuvent participer avec leurs élèves... Tout ce qui permet de créer un échange entre la classe et le monde extérieur.
- Educateur : cette partie du site propose des informations variées allant de l'orientation, aux associations de parents, à l'aide aux devoirs...
- Noé : cette catégorie permet de répondre à toutes les questions que l'on peut se poser sur Noé Education. Qui sont-ils, mais également des informations pour les webmasters, sur leurs partenaires...
Une plateforme cyberécole avec "Noé, moncours.com"
Le site travaille actuellement sur un projet appelé la cyberécole de Noé qui veut à terme proposer aux élèves un site payant contenant de nombreuses ressources pédagogiques interactives sur toutes les matières du CP à la Terminale. Les programmes qui seront proposés aux élèves seront en adéquation avec le programme donné par l'Éducation Nationale pour être au plus près des besoins des élèves et des professeurs.
Le site veut pouvoir offrir plusieurs façons d'utiliser les ressources mises en ligne. En termes d'utilisateurs, ce sera à la fois des professeurs, des parents ou des élèves qui pourront s'inscrire ou faire inscrire. Avec pour les professeurs des bilans qui permettent de suivre l'évolution de leurs élèves; Autre particularité, il sera possible de s'abonner suivant ses besoins. L'abonnement à l'année classique n'est donc pas obligatoire. On peut bien au contraire, s'inscrire pour une matière mais également une leçon en particulier, un chapitre ou même un module.
Cette façon de proposer la cyber école devrait permettre ainsi de proposer un produit pertinent à la fois pour de la révision, pour du soutien scolaire, pour rattraper un cours manqué, pour les enfants malades devant un programme scolaire à distance...
Pour garantir la qualité du site, le projet repose sur une commission pédagogique qui valide les contenus proposés et construits uniquement par des professeurs qui enseignent actuellement.
Aujourd'hui, on peut voir une première version de cette plate-forme avec la proposition de contenus pédagogiques et interactifs concernant la classe de 3e. Une présentation dans un style dessin animé pour le côté ludique et un argumentaire tourné vers les élèves pour impliquer et garantir la réussite, le tout avec un ton très direct pour se mettre directement dans l'ambiance.
Le fonctionnement de la plate-forme
On peut ainsi dès le début de la démonstration, choisir un avatar : une fille ou un garçon. Un plan de la leçon est ensuite présenté à l'élève pour qu'il ne soit pas perdu dans le déroulement de la leçon. Le menu se présente comme un format powerpoint. C'est l'élève qui a le contrôle de la leçon et qui peut choisir de passer à la "page" suivante. Sur le côté, un menu permet de suivre ses progrès, d'accéder aux autres leçons, de contrôler le temps passé sur chaque leçon et exercice et de disposer d'un bulletin personnalité.
Lorsque la leçon commence, des questions sont posés sur ce qui vient d'être dit avec les réponses disponibles en un clic pour garantir l'assimilation des notions. Des exercices plus poussés sont également proposés au cours de la leçon pour aller plus en profondeur. Enfin pour terminer c'est une évaluation complète qui est proposée à l'élève.
Il ne reste plus qu'à attendre la suite du programme !
Et vous, êtes vous un utilisateur de ce site de Noe.com ? Comment le notez vous ? Que pensez-vous du projet de cyberécole ?
10:27 Publié dans Technologie interactive, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : éducation, francophone, professeur, enseiga=nant, école, ressources interactives, pedagogie




