19.05.2009

Opération un élève, un ordinateur !

Avec l'engouement que suscitent les NTIC - comme outil supplémentaire que les professeurs peuvent utiliser - la question qui se pose est de plus en plus de l'ordre de l'équipement des élèves et des professeurs. Il faut pouvoir donner à tous l'accès à ce nouveau support. Mais qu'en est-il des nouvelles habitudes d'apprentissage qui se créent ?

L'opération « Un élève, un ordinateur »

landes interactive site.gifDepuis la rentrée de 2001, le Conseil Général des Lands a mis en place une opération « un collégien, un ordinateur portable » qui permet d'équiper tous les élèves de quatrième et de troisième ainsi que leurs professeurs d'un ordinateur portable. C'est donc 34 collèges publics départementaux et environ 28 000 collégiens qui ont bénéficiés de cette opération ce qui a permis de mettre en place de nouvelles pratiques à la fois dans l'enseignement dispensé par les enseignants mais également dans les usages des collégiens.

Et ce n'est pas prêt de s'arrêter puis que l'opération va continuer à la rentrée 2009, pour la neuvième année consécutive avec la distribution d'environ 9 000 ordinateurs répartis entre élèves, professeurs, personnels administratifs, assistants d'éducations TICE ans les collèges ce qui représente l'équipement de 35 collèges publics.

Pour découvrir en détail cette opération, visitez le site dédié http://www.landesinteractives.net/

Enquête sur l'opération du Conseil Général des Landes

ludovia université été 09.gifAfin d'évaluer si cette opération est un réel succès et bénéfique pour les élèves, le conseil général des Landes a décidé de mettre en place une enquête pou faire le point. Cette enquête a été confiée à TNS Sofres qui devra faire un état des usages et des comportements des utilisateurs de ces 34 collèges des Landes que ce soit du côté du personnel d'encadrement et de vie scolaire,  des enseignants ou des élèves et de leurs parents.

Les résultats de l'enquête seront présentés par le Conseil Général lors de la 6e université d'été de Ludovia - dont il est partenaire cette année - à Ax-les Thermes en Ariège du 24 au 28 août 2009. Vous pouvez retrouvez le programme de cette université d'été 2009 en cliquant ici

Pour avoir des résultats représentatifs,  TNS Sofres a choisi de réaliser son enquête en deux temps.

Dans un premier temps, c'est un recueil d'informations qui est fait via des questionnaires papiers et électroniques pendant 2 semaines permettant d'avoir des résultats quantitatifs pertinents. Cette partie de l'enquête, réalisée en 2008, a permis de recueillir l'avis de 10 300 personnes concernées soit une participation globale à l'enquête dépassant les 65%. C'est 5 493 collégiens de 4e et 3e (76%) qui ont participés ainsi que 3 962 parents (55%) et 124 personnels d'encadrements et de vie scolaire (77%) et 677 enseignants (56%) qui ont donné leurs avis.

Dans un second temps, TNS Sofres a organisé 80 entretiens d'une heure en face à face avec des enseignants de français, mathématiques et histoire géographie ainsi qu'avec des personnels d'encadrements et de vie scolaire afin de d'avoir également des données qualitatives.

Une région bien équipée

landes photo.jpgL'opération « un élève, un ordinateur » contribue à rendre les collèges publics landais les plus informatisés de la région avec une moyenne de 3,2 élèves par ordinateurs selon l'Agence Aquitaine Europe Communication. D'autant plus que ce n'est pas seulement en ordinateurs que sont équipés les collèges publics landais mais également dans tout le matériel permettant d'exploiter au mieux les nouvelles possibilités offertes par les NTIC : vidéoprojecteurs installés dans les salles de classes, des tableaux blancs interactifs (TBI) et des visualiseurs numériques pour projeter les écrits et les expériences.

Mais ce n'est pas juste à l'équipement technique que le Conseil Général des Landes a fait attention. Il s'est également préoccupé des ressources numériques disponibles pour s'assurer que les enseignants aient toutes les cartes en main pour utiliser les NTIC. Logiciels, ressources pédagogiques, manuels numériques, abonnements à des banques de vidéos, mise en place de réseau entre enseignants... ont été mis à la disposition des professeurs.

Et pour que les ennuis informatiques ne viennent pas mettre des bâtons dans les roues aux enseignants, le département assure le soutien technique dans les collèges en finançant l'embauche d'assistants d'éducation qui sont dédiés à cette opération.

Et le coût de tout ça ? C'est 38 millions d'euros qui ont été investis en équipement, en acquisition de logiciel et de licences. Et l'entretien du parc informatique, sa logistique, la communication et la formation ont coûté 4,5 millions d'euros depuis 2001.

Les résultats que doit dévoiler TNS Sofres sont donc attendus avec impatience ! Rendez-vous donc fin août pour tout savoir sur le succès ou non de l'opération « Un élève, un ordinateur » !

 

19.04.2009

Interactivité et communauté pour apprendre les langues vivantes autrement

Les derniers sites Internet à vocation pédagogique présentés sur ce blog comme celui de Teacheo ou celui de faismesdevoirs.com ont notamment deux points en commun : celui de la notation des professeurs et d'une mise en relation efficace et fiable entre élèves et professeurs via une plateforme. Il semblerait que cela soit également le cas pour les sites permettant d'apprendre les langues vivantes...

Apprendre les langues de façon communautaire est plus efficace ?

Au fur et à mesure des années qui passent, on a vu les méthodes pour apprendre les langues évoluer. On est passé d'un « couple » professeur élève en face à face (physique) à la méthode passant par des manuels spécialisés dans les langues, à celle des casettes audio... Puis sont arrivées les nouvelles technologies et la démocratisation des prix et de l'accès à ces dernières. On a alors vu se développer des sites Internet ou des méthodes d'apprentissage par téléphone.

Si on compare toutes ces méthodes on se rend compte que d'une façon ou d'une autre, c'est le contact avec un expert - de la langue que l'on souhaite apprendre -  qui fait la différence. Et les derniers sites Internet qui se sont positionnés sur ce secteur l'ont bien compris puisque tous mettent en avant l'aspect communautaire comme gage d'efficacité de leur méthode. On a donc le choix entre des sites comme Maxicours qui proposent de simples exercices de grammaire ou autre avec des sites mettant en avant l'importance du dialogue.

Et c'est justement ce dialogue « vendu » comme une solution clé en main qui est proposé par les sites mettant en avant l'aspect communautaire. D'autant plus que le fort développement du communautaire sur le web correspond à un moment où il est techniquement possible de commencer à proposer des espaces de communication, des plateformes interactives performantes. Toutes les conditions semblent donc être réunies pour proposer de nouveaux outils.

 

Edufire et Lingueo comme exemple...

edufire home.gifOn peut notamment citer Edufire.com, Lingueo.com, comme sites Internet ayant fait parler d'eux pour leur façon d'utiliser le communautaire pour faciliter l'apprentissage des langues.

Edufire.com a pris le parti de mettre en contact direct élèves et professeurs via un vidéo chat. De nombreuses langues sont proposées et pour chacune, les professeurs sont des natifs du pays. Une façon de mettre à disposition, des professeurs avec le bon accent et d'avoir accès aux langues des quatre coins de la planète.

lingueo home.gifLingueo.com va plus loin. Il ne s'agit plus de prendre une leçon de langue vivante en direct mais plus de dialoguer dans la langue de son choix autour d'un centre d'intérêt commun. Une sorte de facebook des langues où  chacun remplit son profil, contacte un autre internaute pour prendre un rendez-vous...

Alors si le dialogue via le communautaire est un vrai plus dans l'apprentissage des langues vivantes, est ce que pour autant cela suffit ? Si vous avez testé ces sites Internet n'hésitez pas à donner votre avis ou à suggérer d'autres sites à découvrir...

 

27.10.2008

Les TIC font aujourd'hui parti de l'enseignement

Un des objectifs de ce blog est d'évoquer l'intéractivité qui se met de plus en plus en place dans les salles de classe grâce notamment aux nouvelles technologies. Pour autant, il ne faut pas oublier que depuis quelques années, l'utilisation des TIC et la compréhension des avantages qu'elles procurent est souvent déjà bien comprises. Voici donc l'occasion de dresser un inventaire de notre utilisation courante des TIC pour toujours apprendre plus et mieux.

Internet, un monde dont on ne saurait plus se passer !

Aujourd'hui lorsqu'on cherche à savoir quelque chose en particulier notre premier réflexe est d'aller sur les moteurs de recherches ou sur ses sites préférés pour dénicher l'information.

Cette apprentissage via la toile se fait aussi beaucoup aujourd'hui par l'intermédiaire de plateforme éducative de toutes sortes. On en trouve ainsi certaines pour le soutien scolaire mais certaines écoles ou organismes de formation se dotent de plus en plus souvent de plateformes qui permettent alors de centraliser l'information, les échanges mais aussi apporter une stabilité dans le temps de la formation.

Internet devient donc de plus en plus un réflèxe s'il ne l'est pas déjà lorsqu'il s'agit d'apprendre et de communiquer. 

Quand les nouvelles technologies dépassent la simple utilisation d'Internet

Les TIC ont permis aujourd'hui d'aller beaucoup plus loin notamment en créant de véritables outils pédagogiques pour les professeurs utilisables en classe. On peut par exemple citer la clé USB fournie par l'Education Nationale ou les TBI, Tableaux Blancs Interactifs qui permettent une approche de l'enseignement fondé sur l'échange et le dialogue. De plus en plus de professeurs utilisent les TIC dans leur quotidien.

Je vous propose à titre d'exemple de visionner cette vidéo qui reprend l'ensemble de l'utilisation des TIC qui a été faîte dans l'enseignement pour la région Centre. Vous y trouverez notamment un exemple filmé en direct sur le fonctionnement du Tableau Blanc Interactif.

24.10.2008

Le brevet et le bac intégrent des compétences TIC

Dès février 2005, jean-Michel Bérard alors Inspecteur Général de l'éducation Nationale indique que les nouvelles technologies de l'information et de la communication ont pris une place importante au travail et qu'en conséquence ll faut lui permettre de prendre rapidement leur place dans l'enseignement pour préparer le futur. Cette place prend la forme d'une épreuve sur le TIC qui est aujourd'hui intégrée dans le Brevet des Collèges sous le nom de B2i.

ordinateur.gifOn parle des TIC dans l'Education dès 1970...

Si aujourd'hui, les nouvelles technologies sont de plus en plus intégrées à l'enseignement, la France est aujourd'hui en retard comparée aux autres pays d'Europe. Pourtant, dès 1970, un colloque s'est penché sur la question et a évoqué le fait que les nouvelles technologies prendraient une part dans l'aide l'enseignement en devenant un outil en plus d'être une science. C'est dans ce contexte que le B2i a vu le jour avec pour objectif que 80 % des élèves aient en 2010 un diplôme assurant de leurs connaissances en TIC. Sa création date des années 2000. L'objectif principal de ce diplôme était que l'inégalité sociale ne s'étende pas à l'accès à ces nouvelles technologies et à l'ordinateur. En effet, il faut se souvenir qu'au départ s'équiper d'un ordinateur et d'une connexion Internet relève d'un véritable poste de dépense dans un foyer.

Programme et examen de cette nouvelle matière.

L'enseignement fourni pour cette matière doit permettre à l'élève d'avoir un oeil critique sur l'information délivrée par les TIC mais aussi de comprendre le fonctionnement des nouvelles technologies mais aussi l'utilisation de l'ordinateur de façon générale et d'en apprécier les opportunités comme comprendre ses limites. On n'apprend donc pas que de l 'executif !

L'examen n'en n'est pas réellement un. L'élève n'est pas placé devant une feuille ou un ordinateur pour prouver ses connaissances. Il s'agit plutôt d'un suivi de l'élève qui signale aux professeurs les compétences qu'il pense avoir acquise au fur et à mesure de son passage dans les établissements scolaires. Ainsi par exemple, si il a des contacts par messagerie avec un correspondant étranger, il pourra demander à son professeur de lui valider l'utilisation de la messagerie.

diplome.jpgEt aujourd'hui, où on est-on ?

 

Depuis sa création en 2000, ce brevet s'est étendu au collège, au lycée mais également à l'université où une épreuve en tant que telle est prévue pour prouver ses compétences en TIC. Cette épreuve permet d'obtenir un certificat Informatique et Internet. Aujourd'hui le dispositif a également pris en compte les professeurs qui ont ainsi dans leur programme à l'IUFM un enseignement sur les TIC et la façon de les utiliser au mieux comme outil pédagogique.

Les résultats générés par cette mesure sont le plus souvent mesurables lors d'enquête. Aujourd'hui la plupart des élèves de primaire vont au collège avec le b2i validé à 50 %. De plus, ce certificat a poussé les écoles à s'équiper. C'est donc une première implusion positive qui a été notée

 

 

 

22.09.2008

De la 2e moitié du 20e siècle à nos jours : qu'avons nous fait de l'Education ?

Dans ce dernier épisode, l'Ecole est gérée par l'Etat dans un ensemble appellé "l'Education Nationale" qui doit faire face à une forte demande suite notamment au baby-boom qui envoie près de 6 millions d'enfants dans les écoles. C'est donc dans cette dernière moitié de siècle que l'Education en terme d'organisation prend de l'ampleur et devient pour ainsi dire une véritable entreprise.

Une nouvelle organisation de l'Ecole : une petite révolution dans le langage

Entre 1959 et 1975, on voit apparaître peu à peu le système scolaire tel que nous l'entendons. Cela est rendu possible notamment par l'école obligatoire jusqu'à 16 ans. On voit également se mettre en place les environnements du primaire et du collège avec des classes bien déterminées. De même des niveaux scolaires se mettent en place en fonction de l'âge de l'enfant. Ainsi, le collège qui sous son ancien terme regroupait l'ensemble de la scolarité disparaît et représente alors que la deuxième partie de l'enseignement obligatoire. Le mot lycée change également de sens : alors qu'il représentait ce que nous appelons collège, il devient synonyme des études menées après le collège d'aujourd'hui et jusqu'au bac. Une petite révolution est en marche...

En créant plusieurs niveaux selon l'âge des élèves, une répartition différente en termes de volumes horaires va être opérée notamment pour le primaire. En effet, puisque le primaire ne représente plus l'école où on doit tout apprendre, les horaires sont allégés grâce à une meilleure répartition des connaissances tout au long de la scolarité de l'élève.

Aujourd'hui de nouvelles étapes de la scolarité se sont encore ajoutés à ce premier tableau avec les universités, les grandes écoles d'ingénieur, de commerce, les diplômes d'après le bac...

La mixité, conséquence de l'évolution de la société

cartable.jpgAvec l'industrialisation, on voit venir de nombreux français dans les villes au détriment de la campagne. Du coup, les effectifs évoluent et à la campagne, le nombre d'élève est souvent insuffisant pour créer à la fois une classe pour les garçons et une classe pour les filles, d'où une mise en place de la mixité et d'une préfèrence à des classes avec le même niveau plutôt que des classes multi-niveaux mais de même sexe.

Aujourd'hui cette mixité semble avoir totalement gagné sa place. Il serait pour beaucoup impensable d'un retour en arrière, d'une séparation entre filles et garçons. Le nouveau challenge de la mixité s'est déplacé : il s'agit plus d'un melting pot des cultures et des conditions sociales que d'une simple histoire de distinction homme/femme.

La fin du conflit entre l'Eglise et l'Etat

Dès la seconde moitié du siècle, la République est si présente et évidente pour tous, que l'Etat n'a plus besoin de convaincre que c'est lui et non l'Eglise qui doit s'occuper de l'Education. Du coup, les Eglises retrouvent une plus grande liberté et peuvent à nouveau ouvrir des écoles. Pour le gouvernement, il s'agit de proposer un choix aux parents, de proposer la liberté dans le choix de l'enseignement.

Pour encadrer ces nouvelles écoles, on crée le contrat d'association et le contrat simple qui permet aux écoles privées de laisser à l'Etat de nombreuses charges. En échange, ils doivent juste respecter le programme scolaire du gouvernement. 

En plus de ces écoles mises en place par les religieux, se sont peu à peu des écoles privés laiques qui se sont également mises en place notamment pour toutes les études possibles d'effectuer après le baccalauréat.

2242533906_65eb4de25a.jpgQuelle sera la prochaine évolution majeure de l'école ?

Le visage de l'Ecole pourrait bien changer d'ici les prochaines années avec l'insertion des NTIC comme outil de travail. C'est une nouvelle dimension de la communication entre le professeur et son élève qui s'établit peu à peu ainsi qu"une nouvelle façon de travail au plus près des besoins de chacun.

Cette saga sur l'histoire de l'école arrive à son terme. N'hésitez pas à ajouter des compléments !

 

15.09.2008

Le début du 20e siècle et l'Education : en marche vers la laicité

Le 20e siècle a été marqué par les deux guerres mondiales mais pas seulement. Un véritable combat a été engagé par Jules Ferry pour une Ecole Laique et de meilleure qualité. Voici les épisodes qui ont conduit à  l'Ecole d'aujourd'hui.

facade-eglise-archi.jpgUn quart de siècle de combat pour proposer à tous une Ecole laique

Les Républicains vont tout faire pour que l'Ecole Religieuse disparaisse au profit d'une Ecole Laique. Pour cela, les religieux sont peu à peu évincés de l'Education par les lois et remplacer par des professeurs laics. Des écoles à l'attention des professeurs s'ouvrent également pour former les futurs enseignants. Pour pouvoir contrôler l'éducation faite par les religieux, ces derniers doivent déclarer toute nouvelle école et demander une autorisation pour pouvoir l'ouvrir. C'est un tournant fort dans l'Histoire de l'Education puisqu'à  partir de cette date, les écoles religieuses deviendront bien moins nombreuses que les écoles laiques.

Pour continuer à améliorer l'Ecole, c'est également le budget de l'enseignement qui est multiplié par 6 pour construire école, cour de récréation, offrir aux plus pauvres le matériel scolaire. De plus l'école rendue obligatoire de 6 à 13 ans permet de passer de 55 % (en 1830) d'illettrisme à seulement 5 % (en 1910)... un reccord !

Pedagogyteacher.gifL'entre-guerre, une période où le système scolaire se crée véritablement

On note de nombreuses avancées : un emploi du temps journalier est crée en fonction de l'attention plus au moins forte que les élèves peuvent fournir aux différents moments de la journée. Par exemple, on commencera avec une leçon de morale et on finira la journée des activités manuelles ou sportives.

C'est également le moment où la pédagogie est remise en cause : on passe alors d'un sujet qui est toujours plus approfondie d'année en année à une évolution progressive du sujet en question pour favoriser la curiosité et l'attention. on suggère également de faire appel à des méthodes actives pour faire participer l'élève et le motiver.

Un débat sur l'école unique est également mené pour tenter d'étendre la gratuité de l'école au secondaire mais suite à de forts débats, aucun système n'arrive à se détacher et à mettre tout le monde d'accord.

Du front populaire à la 4e République : la marche pour un enseignement professonnelle efficace

Pour résoudre dans un premier temps, le problème de la gratuité d'un secondaire, le Front Populaire propose d'ouvrir une nouvelle classe dans le primaire pour permettre à un maximum de personnes d'avoir des connaissances plus larges.. De nouvelles idées apparaissent : la classe verte, et l'enseignement technique pour apprendre un métier qui sera suivie par 4% des élèves.

Le gouvernement de Vichy mettra sur la touche de nombreux instituteurs en les accusant d'avoir influencé les élèves. De plus le secondaire va être intégré au primaire ce qui va permettre une meilleure mixité en plus d'être sûr ques les plus âgés ne seront pas soumis à influence. Il mettra également en place un enseignement technique de masse, ancêtres des lycées professionnels.

La IVe République, après la guerre cherchera à réformer l'école pour faire face aux nouveaux besoins : on voit apparaître les études longues, de nouvelles méthodes de pédadogie, des écoles privés,... Il s'agit de trouver la bonne voie pour l'école de demain.*

Rendez-vous pour le dernier épisode de la saga...

01.09.2008

Le siècle des lumières et l'école : l'histoire d'un débat mouvementé !

Le Siècle des Lumières ! En lisant ce billet, vous attendrez sans doute beaucoup de lui dans l'avancée pour l'éducation. Mais voilà, le Siècle des Lumières réserve bien des surprises et est fidèle à lui en instaurant un débat pour savoir si l'école est utile ou pas, s'il faut la prescrire ou la proscrire ! Si une chose est comprise, c'est que l'accès à la lecture, à l'écriture et à la connaissance de façon générale bouleverse le monde connu et ouvre de nouvelles perspectives !

Les philosophes des lumières pensent l'école inutile !

On aurait comme a priori que les philosophes ont oeuvré pour l'école, qu'ils en ont montré la nécessité, les bienfaits qu'elle pourrait apporter... Et bien contre toute attente, ils sont plutôt opposés à cette école pour tous par peur de l'effet de mode qu'elle pourrait suciter et ce en défaveur du travail manuel. La peur de voir les campagnes se vider et plus personne pour travailler aux champs, pousse les philosophes à être contre une école pour tous. L'école est accusée d'enlever des bras de paysan et surtout de pouvoir soulever le peuple contre ses dirigeants dans le cas d'une connaissance égale pour tous. C'est également pour cette dernière raison que les élites rejoignent les philosophes dans cette idée que l'école pour tous serait bien loin de servir les intérêts de tous. Pour tenter d'enrayer les tentatives d'école gratuite à destination du peuple, des subventions sont coupées aux religieux enseignant aux plus pauvres. C'est en quelque sorte, d'intérêt publique !

Mais qui est pour alors ?

L'Eglise est pour une école pour tous mais ce dans un but précis : donner les moyens aux paysans de continuer à avoir la foi en sachant résister aux hérésies. Autre intérêt, leur permettre de faire leur métier en connaissance de cause des documents qu'ils peuvent être amener à signer, et surtout de continuer à exercer leurs métiers face à des gens peu scrupuleux qui fabriquent des faux avec la fameuse croix qui fait office de signature pour les personnes ne sachant pas écrire. Si l'Eglise est pour l'école, elle n'enseigne donc que ce qui permet d'exercer son métier le mieux possible, de résoudre les problèmes du quotidien et n'aborde pas du tout des connaissances qui permettraient de comprendre le fonctionnement du pays. C'est donc volontairement que l 'enseignement est limité. Il s'agit d'être sûr que le système ne sera pas perturbé.

Les physiocrates, premiers économistes à apparaître aux alentours de 1758 après la publication de documents économique, sont également pour une école pour tous qu'ils jugent indispensable. Dans leurs pensées, ils vont beaucoup plus loin que le clergé puisqu'ils estiment que l'école est le seul moyen de s'assurer que les gens du peuple sauront gérer leurs affaires le mieux possible et assurer ainsi au pays, richesse et prosperité. De plus, pour les physiocrates, l'école est un moyen d'apporter la richesse aux gens habitant en zone rurale qui leur manque et qui les fait migrer vers les cités.

Les physiocrates ont une vision de l'école qui est proche de celle d'aujourd'hui. L'école doit pour eux permettre de développer des sentiments civiques et nationaux et ont donc une vision laique de l'école.

 Le gagnant est ...

Au fur et à mesure que les années passent, l'idée s'installe que l'éducation selon la façon dont elle est faîte peut servir ou desservir le pouvoir en place. Jacques Turgot, ministre en 1774, va dans cette idée proposer un "conseil de l'éducation nationale" et propose de généraliser l'éducation. Cette maîtrise de l'éducation passera alors par les ouvrages, les maîtres imposés aux communes... Sur cette même conviction, Louis Philipon de al Madelaine publie en 1786 un ouvrage où il affirme qu'il est imperatif que l'école soit dirigée par l'Etat et non pas par le Clergé car l'influence qu'exerce l'école sur les esprits peut déterminer le cours de l'Histoire.

Prochain arrêt : le 19e siècle...

29.08.2008

Et si la rentrée était écolo ?

Le développement durable est une préoccupation qui touche de plus en plus de monde. Alors qu'au départ la notion d'écologie semblait être réservée à une classe sociale élevée notamment par rapport au coût que cela supposé, aujourd'hui tout le monde peut y participer et ça n'est pas forcément plus cher. C'est ce que découvre de nombreux élèves qui préparent leur rentrée.

La rentrée, le moment des achats pour les écoliers

La rentrée est un moment clé pour l'achat des fournitures scolaires et les grandes surfaces ont déjà remplacé les produits de l'été comme la crème solaire par des cahiers, stylos... tout ce qui faut à nos élèves pour être fin prêt lorsque la sonnerie de l'école retentira au mois de septembre. Aujourd'hui la différence viendra de la présence de plus en plus importante des produits écologiques dans les rayons : en acheter c'est un moyen de mesurer l'impact des fournitures scolaires sur notre environnement. Et cela ne coûte pas forcément plus cher !

consoglobe.pngQuelles sont les règles à respecter pour être écolo ?

 Le portail écolo ConsoGlobe donne quelques règles à respecter pour avoir l'esprit écolo et surtout pour que cela se traduise dans les gestes :

  1. Eviter les tissus toxiques pour la nature, qui se décompose mal comme les matières synthétiques, plastiques qui sont souvent les plus utilisées dans les produits "mode" des marques. La préférence de la planète va vers les matières naturelles comme le chanvre, le coton,... A défaut d'être totalement dans le vent, les matières naturelles permettent d'avoir des produits originaux
  2. Il n'y a pas que la conception des produits qui peut être néfaste pour l'environnement. Il faut également prendre en compte leur transport. Et tout au long de l'année, c'est le moyen de transport utilisé par l'élève pour faire le trajet qui le menera à l'école qui fera aussi la différence. Pour être écolo, il faut plutôt privilégier le co-voiturage ou les transports en communs moins gourmand en énergie.
  3. Les produits achetés doivent au maximum alliés qualité et caractère recyclable, rechargeables. Et les produits ne manquent pas colles sans solvants, cahiers et classeurs en papier recyclés, stylos rechargeables ou crayons en bois sans teintures, vernis...
  4. Une indication pour savoir si un produit est écolo ou pas : c'est l'emballage. Lorsque les produits sont sous blister c'est souvent qu'ils ne respectent pas l'environnement qui de son côté préfère le moins d'emballage possible.
  5. Enfin pour être totalement écolo à chaque instant, un autre poste important est l'alimentation avec notamment le goûter où les mêmes conseils s'appliquent.

Panarama de la rentrée écolo

Aujourd'hui, la plupart des produits dont les écoliers ont besoin ont une version écolo. Qui sont-ils ? Le site ConsoGlobe permet une première réponse et nous fait découvrir des cartables et sacs en chanvre, cahiers en papier recyclé, trousse en cuir tanné naturellement, crayons en bois, crayons de couleur en écorce, les agrafeuses qui n'ont plus besoin d'agraphes...

Vous pouvez retrouvez toute la boutique des fournitures écolo sur le site de Conso Globe, en cliquant ici.

Voici également un reportage de TéléMatin sur France 2 qui présente tout ce qui se fait comme produits écolos.

25.08.2008

Quelle école avant le 17e siècle : la saga de l'école, épisode 1

C'est bientôt la rentrée et les écoliers de tous âges vont donc retrouver le chemin de l'école, cartables, cahiers et crayons pour une nouvelle année de découverte. A l'occasion de la rentrée, je vous propose une petite saga sur l'histoire de l'école du 17ème siècle à nos jours. Un nouvel épisode sera à découvrir chaque semaine. Alors qu'en est t-il de l'école avant le 17e siècle ?

tableau_noir.gifLe début du changement des mentalités

Pendant longtemps, donner au peuple le savoir de la lecture et de l'écriture a été considéré comme dangereux. L'éducation est donc affaire de riches, affaire d'Etat. Le débat commence cependant à se faire plus ouvert et l'accès à la lecture commence ainsi à se justifier pour les plus pauvres par le biais de la religion. L'accès à l'école permet ainsi à tous de lire la Bible qui commence à être traduite du latin sous l'action du protestantisme. De même les multiples progrès dans les domaines de l'imprimerie permettent également de commencer à rendre accessible les livres, supports éducatifs. même si les esprits commencent à s'ouvrir sur ce sujet, on observe deus types d'écoles : l'école des pauvres où les enseignants sont le clergé et l'école des riches qui est école d'Etat.

L'école des pauvres

L'Eglise constitue l'école pour les pauvres. En effet, à partir de 1600, de plus en plus de congrégations comportent des enseignants qui partent faire cours dans les différentes paroisses. C'est également à ce moment, qu'on voit apparaître les premiers manuels. C'est à la fin du 17ème siècle, début 18ème qu'on voit apparaître les prémices de ce qu'est l'école d'aujourd'hui. Deux personnages majeures ont marqué l'histoire de la construction de l'éducation : Charles Démia (1637-1689) et Jean-Baptiste La Salle (1651-1719) qui vont donner à l'éducation une véritable organisation et proposer une première pédagogie. Parmi les principales actions de Charles Démia on peut notamment citer son effort pour construire un véritable réseau d'école avec dès 1671, la création du premier Bureau des Ecoles. Si l'Ecole apparaît alors comme un moyen d'évangelisation, elle est surtout un moyen d'assurer une éducation aux plus pauvres qui permettra par la suite de trouver des employés fiables. Eh oui ! On y pense déjà ! Et c'est de là que vient l'idée de l'école laïque qui s'affirmera en tant que tel dès le siècle suivant.

GRAVURE_PONT_jpg.jpgL'école des riches 

Le cardinal Richelieu souhaite de son côté que l'école ne soit pas du ressort du Clergé mais que le Roi en prenne la responsabilité. De cette conviction naîtra plus tard l'idée de l'Ecole Nationale. Cependant, Richelieu souhaite limiter l'accès à l'éducation aux plus riches et ne pas éduquer les masses. Il a peur de ce que la connaissance pourrait apporter au peuple et craint de voir les français ne plus vouloir être agriculteur.

Etant donné que cette idée de n'éduquer les puissants ne semble plus possible face à un peuple qui a soif de connaissance, Richelieu décide alors de renforcer l'éducation des plus riches et donne à la Sorbonne de nouveaux bâtiments pour former grâceà un enseignement supérieur les futurs dirigeants. C'est également dans cette idée qu'on lui doit la création de l'Académie Française en 1635 et l'Imprimerie Nationale en 1640 qui servira à éditer les manuels.

L'histoire de l'Education est donc bel et bien en route et continuera de s'affirmer au cours du 19ème siècle. La suite dans le prochain épisode la semaine prochaine.

21.07.2008

Un portail gouvernemental pour les jeunes

portail1modif.gifLe gouvernement vient de mettre à disposition des jeunes un nouveau portail à l'adresse www.jeunes.gouv.fr. Ouvert le 10 juillet 2008, ce site se veut ouvert sur tous les sujets et vise les ados ainsi que les personnes pouvant les conseiller.

Au programme de ce portail, tous les sujets de la vie courante : comment utiliser Internet sans crainte, des informations pratiques sur l'école mais aussi toute l'actualité concernant l'éducation. On y retrouve également des informations sur le logement, sur la santé, les loisirs et toute une partie éducation civique avec les droits et les devoirs de chacun.

portaileduc.gif

 

Concernant la partie "Etudes et formations", on y retrouve une première partie où sont présentés de nombreux dossiers comme par exemple celui d'une chaîne web pour l'apprentissage. En seconde partie une présentation des portails qui proposent de l'information pour les jeunes. On y retrouve également de nombreux conseils et sites pour, par exemple, réviser de façon pratique pour le bac... On peut donc dire que ce nouveau portail a surtout pour vocation de centraliser l'information à destination des étudiants que l'on peut trouver sur la toile. 

 

Si un point négatif devait être soulevé, c'est sûrement le dialogue proposé par ce portail puisque la seule possibilité de communiquer réside sur un lien sous le menu de droite où on peut envoyer sa question. A l'affichage de la page, on nous propose simplement d'entrer son adresse mail et sa question, en échange de quoi le CIDJ devrait apporter la réponse à la question posée.

 

 

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