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Le Gai Savoir Interactif - Page 29

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    La justice confirme la fermeture de l'exposition Our Body

    ourbody affiche.gifDepuis que l'exposition Our Body est arrivée en France, elle n'a cessé de susciter débats et polémiques. Après avoir été proposée à Lyon et à Marseille, l'exposition controversée a posé ses cadavres à Paris. Et l'espace La Madeleine aura donc été fatale à Our Body qui sur décision de justice, est obligée de fermer ses portes. Retour sur un feuilleton judiciaire qui pourrait faire jurisprudence.

     

    Petit rappel sur la polémique Our Body

    Si Our Body s'est retrouvée devant la justice, ce n'est pas juste pour avoir un arbitrage entre ceux qui la considèrent comme une exposition morbide et d'autres qui la trouvent plutôt pédagogique mais pour une question de respect des droits de l'homme. En effet, le point commun entre ces trois éléments est le sujet même d'Our body : l'exposition de cadavres humains. Ces derniers sont conservés grâce à une méthode d'imprégnation polymérique qui permet de préserver les tissus vivants. Vous pouvez découvrir l'exposition avec la vidéo ci-dessous.

    Le problème soulevé par les associations est la provenance exacte des corps et surtout le fait que ces personnes, de leur vivant, avaient bien donné leur accord pour que leurs corps soient exploités de cette façon.

    Et c'est là où intervient donc le respect des droits de l'homme. En effet, les associations - Ensemble contre la peine de mort et Solidarité Chine - ayant porté cette affaire devant la justice, estiment que cette question se serait posée d'elle-même si les corps n'étaient pas ceux de chinois mais de français par exemple. Et leur crainte est que ces corps soient ceux de condamnés à mort chinois qui n'auraient pas été récupérés par leur famille. D'autant plus que d'après l'avocat des associations, Richard Sédillot, cette exposition pourrait bien « cacher un trafic de corps humains ». Il a en effet expliqué que d'après « les médecins, ce sont des gens dont la mort était programmée car la polymérisation doit être faîte juste après la mort. Quelqu'un qui meurt de mort naturelle ne peut pas être polymérisé ». Et c'est dans ce cadre que n'ayant pas eu de réponses claires du côté des organisateurs de l'exposition - Encore Events - la justice s'est révélée le seul moyen efficace pour faire respecter les droits de ces corps et à défaut de réponses claires, le seul moyen pour faire fermer l'exposition !

     

    Le feuilleton judiciaire

    Présentée une première fois devant le Tribunal de Grande Instance, l'exposition avait été interdite, le juge considérant que cette dernière était indécente. En effet le juge a déclaré que Our body représentait « une atteinte illicite au corps humain ». Cette décision exceptionnelle en France avait été remise en cause par les organisateurs de Our body. Ces derniers ont donc décidé de faire appel mais la décision n'a pas pour autant été remise en cause car par la justice.

    Cette dernière indique en effet que « la société Encore Events ne rapporte pas la preuve, qui lui incombe, de l'origine licite et non frauduleuse des corps litigieux et de l'existence de consentements autorisés ». En conséquence c'est la loi de décembre 2008 qui s'applique qui précise que « l'espace assigné par la loi au cadavre est au cimetière ». Il a rappelé que « la loi prohibe les conventions ayant pour objet de marchandiser le corps » ce que fait l'exposition sans présenter les papiers qui prouvent le contraire.

     

    La France lance t-elle un mouvement ?

    La France fait figure d'exception dans l'interdiction de cette exposition de corps humains même si cette dernière a pu auparavant être présentée au public à Lyon et à Marseille. Ce sont de nombreuses expositions du même type qui tournent actuellement dans plusieurs pays comme les Etats-Unis, l'Allemagne et encore l'Espagne. Alors le souhait des associations qui ont porté l'affaire devant la justice, c'est que cette décision d'interdiction fera jurisprudence pour toutes les expositions ne présentant pas les papiers adéquats et lancera une prise de conscience mondiale.

     

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    L'école et ses expériences ne sont pas sans influence sur la société...

    On sait que ce qu'on vit pendant le premier quart de sa vie et notamment ce qu'on apprend à l'école a une influence sur notre façon de percevoir le monde qui nous entoure et sur les valeurs que l'on se construit. Et c'est ce que le cinéma nous démontre ces derniers temps en se prenant de passion pour ce qui se passe en totalité ou en partie à l'école.

     

    L'école, le nouveau lieu star du cinéma ?

    clap_cinema.jpgL'école semble être devenue un lieu de tournage à la mode. De plus en plus de films ces derniers temps ont pour scénario l'environnement scolaire. Ce qui se passe derrière les murs des établissements scolaires semble tout à coup respirer le mystère, se révéler être un combat social à mener... et tout cela inspire les cinéastes.

    Le film La vague, qui est sorti le 4 mars 2009, n'a pas fait parler beaucoup de lui, ou du moins beaucoup moins comparé aux autres films ayant pour décor un établissement scolaire comme La journée de la jupe ou Derrière les murs. Pourtant lors des German Film Awards, le prix d'interprétation masculine pour le second rôle a été attribué à l'acteur Frederick Lau pour son rôle dans La vague. Le film a également été nommé au Gloden Trailer Awards pour la meilleure bande annonce de film étranger. Il a également fait parler de lui au Sundance Film Festival dans le cadre du Grand Prix du Jury.

     

    Quand la réalité dépasse la fiction...

    19047151.jpgLe film La vague aborde l'école sous un autre angle : celui de son influence et des dérapages qu'elle peut entraîner. Le film se déroule dans un lycée allemand où un professeur a l'occasion de mettre en place un atelier permettant aux élèves de comprendre comment fonctionne un régime totalitaire. Un atelier qui ne semble pas être dangereux du point de vue des élèves puisque mettre en place un régime totalitaire leur semble aujourd'hui impossible. Oui mais voilà le jeu de rôle qui commence dans le cadre de cette expérience s'enracine dans la réalité au point que ce qui au début était inoffensif, dérape et devient un mouvement appelé La Vague. Et dès le troisième jour, les membres de la Vague n'hésitent pas à prendre des mesures contre ceux qui ne font pas parti du mouvement. Et lorsque le professeur à l'origine de l'expérience y met fin, la réalité dépasse la fiction et le mouvement continue.

    Pour vous plongez dans l'atmosphère de ce film qui est toujours à l'affiche actuellement, je vous propose de découvrir la bande annonce.

     

    Un film qui tire la sonnette d'alarme

    Mais le point qui peut faire mal dans ce film, est que le scénario n'est pas un scénario imaginaire. Il est tiré d'une histoire vraie. Ainsi le professeur d'histoire Ron Jones qui mène l'expérience dans le film a réellement existé et tenté cette expérience qui a eu, à l'image de ce qui se passe dans le film, des conséquences dramatiques.

    Et avant d'être adapté au cinéma, cette histoire a été couchée sur le papier par Todd Strasser qui en a fait un classique de la littérature de jeunesse et qui est depuis au programme scolaire dans de nombreuses écoles allemandes depuis 20 ans.

    Pourquoi ce sujet ? Le réalisateur Dennis Gansel explique que le danger est présent lorsqu'on commence à dire « On a compris, c'est quelque chose qui n'arrivera plus ». Et c'est ce qui se passe avec la question nazie et son régime totalitaire qui a étudié sous tous les sens possibles et ce d'autant plus en Allemagne. Finalement le film est la réponse à la « question de savoir si le fascisme pourrait réapparaître». Le danger est toujours présent et le devient certainement plus avec les générations qui se succèdent et qui même si elles savent, oublient... Alors est ce qu'on ne sait vraiment les choses qu'une fois qu'on les a vécu ?

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    L'exposition Our Body ferme ses portes prématurément

    Depuis que l'exposition Our Body a été proposée en France, elle n'a fait que susciter la polémique. Après une première polémique qui lui a donné du fil à retordre pour trouver un lieu d'exposition en étant interdite par le Comité National d'Ethique, Our Body a été attaquée en justice pour ce qui constitue le cœur même de l'exposition : des cadavres. Voici donc le tout dernier épisode de la saga Our Body : à cœur ouvert !

     

    ourbodyplaquette.gifUne décision de justice qui s'appuie sur l'argumentaire des associations

    Ce sont des associations qui ont déposé plainte contre cette exposition en invoquant le fait qu'on ne connaissait pas la provenance exacte des corps humains exposés et surtout si ces derniers, de leur vivant, avaient bel et bien donné leur accord pour un traitement de ce genre.

    C'est donc le 21 avril 2009 que la justice a donc décidé de fermer les portes de cette exposition au public, exposition qu'il devait être possible de visiter jusqu'au 23 août à Paris.

    En prenant cette décision, le Tribunal de Grande Instance de Paris a donc pris en compte que les arguments avancés par les associations de défense des droits de l'homme puissent être exactes. En effet, dans le compte rendu de sa décision, le juge des référés Louis-Marie Raingeard explique que l'exposition est une « atteinte illicite au corps humain » avec des « mises en scène déréalisantes », le tout manquant de « décence ». Les organisateurs de l'exposition ont décidé de faire appel de cette décision.

    A noter que la France est pour le moment le seul pays à avoir interdit cette exposition !

     

    Une des plaignantes s'explique et est prête à continuer le combat

    Dans une interview donnée à Télérama, Marie Holzmann, spécialiste de la Chine contemporaine et présidente de Solidarité Chine explique que c'est l'origine des corps qui est problématique. Au vu des nombreuses exécutions qui ont lieu chaque année en Chine, les corps pourraient avoir cette origine et ne pas avoir été réclamés par les familles pour qui cette exécution représente un déshonneur. Elle compare exactement le trafic d'organes qui a lieu dans ce pays à celui d'un trafic de cadavres en expliquant que si ce type d'exposition fonctionne, pour que l'offre suive la demande, on pourrait voir le nombre d'exécution augmenter. De plus, pour elle, autoriser cette exposition aurait été « abominable » car on ne saurait plus « ce qui va arriver à son propre corps ». Et si cette plainte intervient après que l'exposition soit passée à Lyon et à Marseille, c'est que l'avis défavorable du comité consultatif national d'étique n'a pas été suivi.

    Les deux partis étant décidés à se battre, nous en saurons plus au moment de l'appel.

    La suite, donc, au prochain épisode...